Tosepita Seta, ç. xut, 3. + Yoma, p.39 b
2, Ilest curieux de lire dans Pline (Hist, nat, liv. V, 17).
des femmes. Mais, en dehors des Esséniens établis sur les rochers d’En-gueddi, il y avait comme une sorte de tiers-ordre, dans les bourgs et les villes d’Ichouda. C'était aux Esséniens du tiers-ordre que le mariage était permis; toutefois dans les trois premières années d'union, il leur était interdit de toucher à leur femme, pas plus qu’au temps de sa grossesse. Dans leurs maisons, ils pratiquaient les nombreuses purifications légales, et, en voyage, ne pouvaient loger que chez un affilié 1,
Soumis à à sa règle, Je moine d’En-gueddi ne disposait d’aucun instant.
Sa journée commençait par la prière du Schema, dans laquelle il implorait l'apparition de l’astre, comme faisaient dans le temple les cohènes de service. À onze heures, dépouillant le blanc méhil, il se plongeait dansun bain d’eau froide; après quoi il se. rendait, pour le repas, dans la salle commune ?, La, paraissaient les seuls mets assaisonnés par le cuisinier de lacommunauté. Une nourriture apprêtée par des mains étrangères aurait
la peinture des Esséniens, « Tribu solitaire, et la plus étoznante du monde, sans Fée privée de tout contact charnel, sans argent, vivant sous Îles palmiers, race immortelle, et où cependant il n’y a point de naissance. »
1. Les Thérapeutes vivant au Eord du lac Mœris, et dont le pseudo Philon trace le portrait, ont été rapprochés des Esséniens, Il y avait en effet, en Egypte, des Thérapeutes, mais non Juifs. Ils acsistaient, en certaines occasions, les prêtres d’Isis, À Cyzique, où avait été importé le culte d’Tsis, les Thérapeutes apparaissent comme une confrérie. On les voit aussi dans d’autres villes grecques, en rapport avec d’autres divinités encore qu'Isis. — Foucart, Annuaire de l'Association des Études grecques, 187$, p. 328. — Revue ar- ‘chéologique, 1878. Monuments relatifs au culte d'Isis à Cyzique, par A. Mordtmann. L