Das Buch Henoch, überselzt und erklärt
4. Das Buch Henoch, sein Zeitaller und sein Verhalimiss zum Judasbriefe, 1868.
ment d'Ewald i qui, dans l'apocalypse de Hénokh, distingue plusieurs parties?.
Trois auteurs, d’après Ewald, avaient écrit le présent Livre de Hénokh, Au plus ancien doivent être attribuées, sauf quelques interpolations, les Similitudes qui vont du chapitre xxxviri-Lxxi. C’est surtout contre les ennemis extérieurs que s'élèvent les Similitudes.
Un second écrivain, peu éloigné par la date du premier, s'adressant surtout aux ennemis intérieurs, à composé les chapitres 1-V; vI, 1-2; VII, 1-6; VIll, 4; IX, 1-6, 8-11; X, 4-10, 12-XI, 2, X11-XVI; le fragment grec de Georges Syncelle; les chapitres 1xxxI, 1-4 et LXXXIV, et enfin XCI, 3-Cv.
Un troisième s'efforce d’expliquer les secrets de la Création; mais nous ne possédons que les restes de son grand ouvrage intitulé : Livre des discours de Hénokh à son fils Methousélah. Ce sont les chapitres XX-XXXVI; LXXIII-1LXXI1 (à l'exception de LxxxI, 1-4) ; LXXXIII-XC (LXXXIV étant emprunté au second auteur); avr, cvi. Une main postérieure ajouta à cette troisième partie le chapitre cviri.
En imitation du Livre de Hénokh, quelqu'un composa plus tard un Livre de Noah pour comparer le jugement par le déluge au jugement final. Ça et la, dans notre apocalypse, se retrouvent disséminés les fragments de cette dernière composition,
Le collecteur qui a groupé en une seule œuvre tous ces différents écrits n’y a joint que fort peu de chose de son propre faits.
1. Voir son article Henoch, dans le Bibel Lexicon de Schenkel.
2. Abhandlung über des äthiopischen Buches Henokh Enistehung, 1854, et Geschichte des Volkes Israël, 1v, 451.
3. Tidemann (De Apocalypse von Henoch en het essenisme, dans Theologisch Tijdschrifi, mai 187$) distingue d’abord dans le Livre de Hénockh l'œuvre d’un Pharisien, celle d’un Essé-
Le criticisme d’Ewald ne paraît pas solidement fondé. Sans doute, le présent texte éthiopien ne représente pas intégralement le livre primitif de Hénokh. Entre les mains de l’Eglise chrétienne, l’œuvre, née avant le christianisme, a dû subir des retranchements et des interpolations. Ainsi le Messie y est appelé Logos. Mais rien ne justifie l’opinion d’Ewald, en vertu de laquelle le texte original aurait subi les plus violents traitements.
Sauf quelques morceaux, le livre a bien été composé, selon toute probabilité, au temps des Makkabées. La plupart des critiques adoptent même, pour le moment de son apparition , le règne d’Iohanan Hyrkanos. Les sept semaines qui, d’après l’auteur, se partagent l’histoire juive jusqu'au moment où il écrit, semblent bien en effet se terminer à Iohanan Hyrkanosi.
nien. Il attribue à un chrétien du temps de Dioclétien et de Trajan Les Similitudes, contenant un certain nombre d’idées messianiques et considérées par Ewald comme la plus ancienne partie de l’œuvre. Cet arrangement de. Tidemann cadre presque avec celui de Hilgenfeld, Die judische Apokalyptik, p. 148 et suiv., et de Kôstlin, Ueber die Entstehung des Buchs Henoch.) L'auteur du chapitre cvrIr serait même, pour Tidemann, un chrétien gnostique de la tendance de Saturnain, qui écrivait après l'an 12$ de notre ère.
1. M. Kuenen reconnaît que l’auteur a écrit son livre sous Iohanan Hyrkanos, mais, comme presque tous ses coreligionnaires, il en excepte les chapitres où l’idée messianique est le plus clairement contenue, c’est-à-dire les chap. xvri-xIx, XXXVII-LXX1I, CVI-CVII (The Religion of Israël, t, AIT, p. 265). — Lücke, Er in die Ofenbarung, place les chapitres messianiques des Similitudes ‘au temps d'Hérodès le Grand. — Kôstlin, avant cette époque, entre l’an 100 et l’an 64 avant J.-C. — Drummond en fait l’œuvre d’un chrétien. — 11 ne faut pas oublier qu'Ewald, dégagé de tout esprit de parti, considérait ces chapitres xXxXVII-LXxV comme les plus anciens du Livre de Hénokh.
Le 4° livre d’'Exra, cri de fureur contre Rome, renferme une singulière vision dont l'intelligence suffirait pour dater avec certitude cette apocalypse. Un aigle, symbole de l'Empire romain, apparaît à Ezra, couvrant la terre de ses ailes. Il a douze grandes ailes, huit ailerons et trois têtes. Sans aucun doute, ces ailes et ces têtes représentent des empereurs ou des princes.
Comptant les premières par paires, MM. Volkmar!i et Renan? voient dans les six couples de grandes aigles , César, Augustus, Tibérius , Caligula, Claudius, Néron; dans les quatre couples d’ailerons, les quatre usurpateurs, Galba, Othon, Vitellius, Nerva,. Après les trois premiers usurpateurs se relève l’Empire, et surgissent les trois têtes ou les trois Flavius, destructeurs d’Ierouschalaïm, et contre lesquels la fureur du visionnaire juif ne connaît pas de bornes.
D’après cette interprétation, ce serait donc l’an 97, sous Nerva, avant l’adoption de Trajan, qu’aurait été écrite l’apocalypse d’Ezra.
Sans aucun doute, c’est une œuvre de colère, qui a suivi la prise de la ville sainte et l’incendie du temple. Toutefois, est-il possible de lui assigner une date aussi précise que celle de l’an 97? Compter les ailes par couples, comme l’ont fait MM. Volkmar et Renan, c’est se mettre en opposition avecle texte même d’Ezra, où il est formellement marqué, à plusieurs reprises, que chaque aile représente un empereur où un prince. Au chapitre x1, 8, l’aigle dit expressément aux vingt ailes de ne pas être éveillées chacune en son propre temps ; au verset 12, on lit : « une aile s’élève du côté droit, et règne sur toute la terre, » Le verset 19 est encore plus explicite : « Et alors, il arriva à toutes les ailes d’exercer l’une après l’autre la souveraineté, »