‹ Histoire d'IsraelChapitre 188 sur 311 · Gen., XXXV · texte numérisé non relu

Gen., XXXV

Qu'il doive descendre de David, c’est l’opinion universelle, tant des prophéties que des livres apocryphes et des Targums.

Quelle sera la nature du Maschiah ?

Etait-ce simplement un homme des hommes que la foi juive attendait ? L’oint ne devait-il rien avoir de surnaturel ? Malgré les efforts de l’apologétique protestante, il est fort difficile d'admettre une pareille donnée. Sans doute, dans le Livre de Hénokh, le taureau ou Maschiah a pris naissance; mais ilse distingue de tout ce qui l’entoure par sa taille extraordinaire et par ses grandes cornes noires. Les Psaumes de Salomon le dépeignent doué d’une sainteté qui dépasse ce que peuvent atteindre les forces humaines 1,

Dans la version même des Septante, ne lit-on pas du Maschiah : «Il vivra aussi longtemps que le soleil ; il existait avant la lune 2? » Cette préexistence n'est-elle pas la marque d’une nature supérieure à celle de l’homme ?

Le Maschiah (Christ; en grec, oint), outre ce nom principal, porte d’autres titres. C'est un roi 3, un fils de David, un fils de l’homme 4, un fils de Dieuÿ. On l'appelle encore Schilo, Menahem, fils d’Iehisqia 6 et Yinnon. Ce dernier nom vient de ce passage du psaume LXXII, 17 : & Aussi longtemps que subsistera le soleil, son nom fleurira, Yinnon Schemo. »

Au moment où paraît ce libérateur surhumain, les ennemis de Dieu et d’Israël se réunissent pour un effort suprême. La peinture, dans lehezqel, de Gog et de Magog et de la destruction de leurs armées, celle que trace Daniel de la terrible invasion - d’Antiokhos

r. Ps. XVII, 23, 35-49.

2. Ps. Lxxt, $. Voir Gfürer, Tahrh. des Heils, 1, p. 295-296.

Page 1