‹ Histoire d'IsraelChapitre 205 sur 311 · Josèphe, Antig. jud., XVII, 1, 2 LbI0, NX NII, IT · texte numérisé non relu

Josèphe, Antig. jud., XVII, 1, 2 LbI0, NX NII, IT

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Pendant qu’Antipater se faisait bien venir auprès d’Augustus, Phéroras, refusant de quitter sa fèmme chérie, dut s’exiler dans sa tétrarkhie de la Pérée. Il y mourut.

Le vieil Hérodès, cherchant toutes les occasions de déployer de la magnificence et de satisfaire sa passion de l’apparat, fit ramener le corps à lerouschalaïm, où il eut de somptueuses funérailles, des aromates exquis, des légions de pleureurs et de pleureuses 1.

Un deuil public fut même édicté en l’honneur de Phéroras.

Une mort aussi subite ne pouvait manquer de susciter des délations. Deux affranchis de Phéroras, comparaissant devant le roi, accusèrent la femme et la belle-sœur de leur maître de l'avoir fait empoisonner par une magicienne arabe.

Sur ce propos, Hérodès voua à la torture tout ce qui avait approché la maison de son frère. Si aucun aveu des patients ne porta sur la mort violente de Phéroras, du moins le roi apprit les intrigues des femmes, leurs conciliabules, les menées d’Antipater.

Mis à la question, un Samaritain, intendant du fils de Doris, parla d’un breuvage empoisonné que son maître devait faire administrer à Hérodès. C’était un médecin d'Egypte qui avait préparé le philtre mortel et l'avait envoyé à Phéroras et à sa femme.

Ceite dernière, interrogée, monta rapidement sur la terrasse du palais, d’où elle se précipita, mais sans avoir le bonheur de mourir. Autour d’elle s’ empressa le vieil Hérodès, essayant de la ramener à la vie, Dès qu’ elle eut recouvré ses esprits, elle avoua tout, le poison apporté d'Égypte sur la demande d’Antipater qui avait été l’âme du complot, la complicité de Doris, celle de la seconde Mariamna, la femme aimée d’Hérodès, qui lui rappelait un peu la belle Haschmonide,

1, Josèphe, Antig. jud,, XVII, 1.

Aucune trahison, dans cette affaire, ne manqua pour accabler le vieux roi.

Maître de tous les détails de la conjuration, Hérodès en châtia les auteurs sans y apporter cependant de la précipitation ou de la férocité. Il se borna à répudier Mariamna et à chasser du grand-cohénat le père de celle-ci, Schimeôn, pour le remplacer par Matthias, fils de Théophilos.

Ce qui ‘ui importait avant tout, c'était de ne point laisser échapper l’auteur principal du complot, le fils dénaturé, Antipater. Pour ne pas éveiller ses soupçons, il "Jui envoya, dans la ville des Césars, les lettres les plus tendres, se plaignant de son absence, le pressant de revenir au plus tôt pour consoler la vieillesse de son père. Malgré son astuce, Antipater ne devina point ce que cachaient tant de marques d’affection. Il reprit la route de la Palestine.

En débarquant à Césarée, il s’aperçut qu’à son égard tous les visages avaient changé. Ils étaient loin, les empressements et les flatteries d’autrefois! Dans tous les regards, le fils de Doris lut sa perte assurée ; mais il lui désormais impossible de fuir sa destinée.

Quand il arriva à Jerouschalaïm devant son père, celui-ci s entretenait de lui avec Quintilius Varus, qui avait succédé à Saturninus dans le gouvernement de la Syrie.

Devant un tribunal présidé par le proconsul romain, Hérodès déroula tous les desseins pervers de son fils aîné, qui se défendit, du reste, avec une extrême habileté.

Mais, reprenant le réquisitoire d'Hérodès, le merveilleux rhéteur, Nicolas de Damas, présent à Ierouschalaïm, démasqua complètement l'astucieux Antipater, et mit au jour tous les crimes de sa vie, les calomnies par lesquelles il avait perdu les fils de

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