‹ Histoire d'IsraelChapitre 206 sur 311 · Josèphe, Antig. jud., XNII, v · texte numérisé non relu

Josèphe, Antig. jud., XNII, v

Mariamna, son dernier projet de se délivrer du roi par le poison.

Varus, ayant fait apporter quelque peu du philtre venu d'Égypte, en présenta à un condamné à mort qui tomba comme foudroyé. Édifié sur le complot d’Antipater, Varus en écrivit à Augustus et repartit pour sa ville d’Antiokhéia.

Une lettre, adressée de Rome à Antipater par une dame d’honneur de Julia, acheva encore d'éclairer, sut le fils de Doris, le jugement d’'Hérodès.

Accablé sous le poids de tant de douleurs, le vieux roi tomba malade et fit un nouveau testament, d’où il exclut le fils de la seconde Mariamna, ainsi qu'Arkhélaos et Philippos, contre lesquels Antipater, pendant son séjour à Rome, avait prévenu, par toutes sortes d’accusations, l’esprit de son père. Antipas, voilà celui qu’Hérodès choisissait pour lui succéder. Il léguait à Augustus mille talents avec des vases précieux ; à la famille et aux affranchis de l’empereur, environ cinq cents talents.

Son agonie furieuse commença (il avait soixantedix ans).

Pendant qu’il se tordait sur sa couche, hurlant,maudissant tout le monde et objet lui-même de l’exécration universelle, deux aggadistes ou prédicateurs, Iehouda bèn-Zippori et Matthia bèn-Margaloth, aimés de la jeunesse, la poussèrent à enlever tous les symboles contraires à la Thora qu'Hérodès avait prodigués dans Ierouschalaïm, et, avant tout, cette aigle d’or d’un prix inestimable dont il avait couvert la plus grande porte du templef, Un jour, à midi, les jeunes disciples, détachant l'aigle romaine, la brisèrent à coups de hache. Mais aussitôt quarante d’entre eux, enveloppés. par les soldats, furent pris avec Iehouda et Matthia.

Ce qui avait donné à la jeunesse tant de courage, c'était, sans doute, le bruit de l’agonie d'Hérodès.

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