‹ Histoire d'IsraelChapitre 207 sur 311 · Josèphe, Antig. jud., XVII, vu · texte numérisé non relu

Josèphe, Antig. jud., XVII, vu

Mais, dans cette occasion, le vieux roi, maîtrisant la maladie, eut la force de se faire transporter en.litière au théâtre après y avoir convoqué l’assemblée du peuple. Là, paraît-il, il se livra à toute son impétueuse éloquence, rappela ses bienfaits, ses constructions dans Ierouschalaïm, étendit la main vers ce superbe temple que lui devait la nation juive, et finit par éclater, contre tous, en cris de fureur et en menaces sanglantes.

Au bûcher on jeta Iehouda et Matthia, avec quelques-uns de leurs jeunes complices.

La nuit qui suivit cette horrible exécution, le ciel, aux yeux des Juifs fidèles, sembla s’associer à la douleur nationale. Le 14 mars de l’an 4 avant notre ère, à trois heures quinze minutes du matin, il y eut, en effet, visible à [erouschalaïm, une éclipse de lune,

Hérodèés transféra à Ioäzar "le souveraig cohénat de Matthia coupable d’indulgence envers les docteurs, On raconte, sur le pontife dépossédé, qu’une veille d’Yom-Kippour, ayant rêvé qu’il avait commerce avec sa femme, il dut, pour le jour de la fête, céder ses fonctions à son parent, loseph bèn-Ellem de Sepphoris?2.

Après cet effort suprême, les souffrances d'Hérodès le reprirent plus atroces que jamais. Une flamme intérieure le dévorait. Ses intestins ulcérés, ses parties génitales en décomposition et rongées par les ACL lui arrachaient des cris terribles. En proie à des spasmes, il bondissait sur sa couche ou sur ses fauteuils égyptiens. Un appétit insatiable l’aiguillonnait sans cesse sans qu’il le pûüt calmer. De sa bouche s’échappait une haleine pesante et fétide, de telle sorte que nul ne l’approchait sans horreur.

r. Fréret, Éclaircissements sur l’année et le temps précis de la mort d’Hérode le Grand (Mémoires de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, t. XX, p. 299.)

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