‹ Histoire d'IsraelChapitre 208 sur 311 · Tosephta Yoma, c. I · texte numérisé non relu

Tosephta Yoma, c. I

Dans les familles d’Ierouschalaïm, quand on s’entretenait discrètement de cet étrange supplice d’Hérodès, on ne manquait pas de l’attribuer à la mort des docteurs.

Les médecins du vieux roi, ne sachant pas de remède à un tel mal et craignant peut-être qu'Hérodès ne s’en prit à eux de ses tortures, l’envoyèrnt au delà de l’Iardèn, aux eaux chaudes de Callirhoé. Ni la vertu de ces eaux ni les lauriers-roses du Zerka-Maïn, ne procurèrent de l’apaisement au malade,

Après avoir failli succomber dans un bain d’huile chaude et avoir distribué de l'argent à ses soldats, Hérodès repassa l’Iardèn et s’installa à Ieriho.

Ce qui préoccupait le plus ce vieux roi, c'était le jour de ses funérailles. Au lieu des pleureurs et des pleureuses, n’y aurait-il pas, autour de sa boîte funéraire, d’insolentes manifestations de joie? Pour que la nation juive pleurât à son enterrement, il manda tous les principaux Iehoudites, les fit enfermer dans l’hippodrome, et ordonna à sa sœur Schalomé et au mari de celle-ci, Alexas, de les faire tuer à coups de javelots par les troupes, dès qu’il aurait rendu le dernier soupir. Ce fut avec larmes que le vieux roi supplia sa sœur de lui rendre ce suprême office.

Près de mourir et se tordant dans les convulsions, Hérodès n’oubliait pas Antipater, qui attendait, dans les chaînes, le châtiment de ses crimes, Après en avoir reçu la permission d’Augustus, le roi fit égorger son fils, qu'on enterra sans honneurs à Hyrkanion.

Ses souffrances devenant de plus en plus aiguës, il résolut d’y mettre un terme, demanda une pomme et, pour la peler, un couteau, dont il tenta de se plonger la pointe dans la poitrine. Mais on arrêta sa main.

Au dernier moment, ce roi, si occupé de l’avenir, modifia encore son testament, au profit d’Arkhélaos 1,

Aucun membre de sa famille toutefois n’y était ou-

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