‹ Histoire d'IsraelChapitre 215 sur 311 · LE CENS · texte numérisé non relu

LE CENS

qu’aux trois fêtes principales et à l’Yom Kippour. En dehors de ces jours solennels les ‘splendides habits gisaient dans une chambre de la tour Antonia, fermés et scellés; devant le meuble qui les enfermait, brülait une lumière éternelle.

Le premier procurator qu’envoya Augustus en Judée fut Coponius, chef de cavalerie. Quirinus l’accompagna dans le pays pour y faire le recensement du peuple, l'estimation des terres et le règlement de Pimpêti.

Il y eut, pour chaque personne, la capitation (tributum capitis) même pour les femmeset les esclaves; en étaient seuls exempts les filles au-dessous de douze ans et les enfants mâles au-dessous de quatorze ans, ainsi que les vieillards. L’impôt foncier (tributum agri) se dut faire en nature, et le laboureur dut donner une partie de sa récolte (annona).

Tant d’exigences soulevèrent le peuple juif, qui voyait dans ces mesures un attentat non seulement contre la nation, mais encore contre les intérêts des particuliers. La tête, les champs, la fortune de chaque Iehoudite, devenaient-ils donc la propriété du maître romain qui en pouvait disposer à sa guise P

Fallait-il supporter le cens de Quirinus? Les disciples d’Illel conseillèrent au peuple la prudence; mais les Schammaïtes et surtout Iehouda le Galiléen n’admettaient point tous ces tempéraments.

Animé contre Kome d’une haine fanatique, Iehouda fonda avec Zaddoq, disciple de Schammaï, un parti religieux et républicain, dont les adhérents s’appelèrent qannaïtes ou zélotes. On les nomma aussi Ga= Lléens. Pour les gens d’Iehouda, obéir aux Romains c'était violer la Thora. L’Etat juif ne devantêtre qu'une république avec Dieu pour chef, on ne pouvait se soumettre à un homme, Jusqu'à quel point fut porté chez les qgannaïtes l’amour de la liberté, il est impossible de le faire comprendre dans notre société

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