‹ Histoire d'IsraelChapitre 221 sur 311 · Josèphe, Antig. jud., XVIII, v · texte numérisé non relu

Josèphe, Antig. jud., XVIII, v

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Dés qu’il eut hérité de sa mère Béréniké, fille de Schalomé, il se jeta dans des passions qui eurent bien vite englouti son immense fortune !. Drusus, son jeune compagnon, étant mort, Agrippa se trouva dans Rome, sans ressources, et fut contraint de s’embarquer pour la Judée (23).

Seul, dans son pays, poursuivi par ses créanciers, il se retira à Malata, aux confins de l’'Idumée et résolut d’en finir avec la vie. Mais son épouse Koupro, petitefille de Phasaël, frère d'Hérodès, l'en dissuada et eut recours à à Hérodiade. Sur la demande de celle-ci, Antipas accueillit dans sa belle ville de Kinnéreth le frère de sa femme, qui était en même temps son propre neveu.

Mais un jour, à Zour, dans un repas, au milieu des fumées de l’ivresse, le tétrarque, ayant insulté Agrippa en lui reprochant sa misère, celui-ci se réfugia auprès du gouverneur de la Syrie, Flaccus. 11 y trouva, hélas! son frère Aristoboulos qui l’y avait précédé, et dont l’inimitié contre lui était déclarée. Un démêlé étant survenu entre les Zidonites et les gens de Damas, ceux-ci achetèrent auprès de Flaccus les bons soins d’Agrippa. Aristoboulos en eut connaissance, dénonça son frère au gouverneur, qui le chassa de sa présence.

Pressé par la faim sur cette terre inhospitalière de la Judée, Agrippa songea à se rembarquer pour l'Italie. Mais au port d’Iamnia’on le retint, à cause de trois cent mille drachmes qu’il devait au trésor de César. Échappant à toute surveillance, il gagna Alexandrie, où le plus riche juif de la ville, Valabarque Alexander Lysimakhos, se montra disposé à le sauver ; mais, craignant sa folle prodigalité, il remit aux mains de Koupro la somme que sea a Tempereur le petit-fils d’'Hérodès.

Dès son arrivée en Italie, Agrippa n’eut qu’un souci : rentrer dans les bonnes grâces de Tibérius.

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