‹ Histoire d'IsraelChapitre 224 sur 311 · Josèphe, Antig. jud., XVIII, vu · texte numérisé non relu

Josèphe, Antig. jud., XVIII, vu

romain, » et, sur le revers, la tête de Claudius entre deux autres visages avec cette inscription: « Roi Agrippa, ami de César 1. »

La folle jeunesse du juif n’avait guère fait prévoir qu’un jour il dût régner sur le beau royaume reconstitué des Haschmonides et d'Hérodès Ier,

Claudius avait fait don du district de Khalkis, près du Libanon, à Hérodès II, frère et gendre du roi Aprippa, dont il avait épousé la fille, la belle Béréniké. On put donc compter encore comme appartenant à la Judée cette partie du Libanon, soumise à la famille d’Agrippa.

Fut-ce habileté, pour gagner son peuple, ou bien soumission à la volonté de sa femme Koupro, assez dévouée aux Parouschites comme presque toutes les princesses de la maison des Hérodès? Dans tous les cas, Agrippa immola des victimes au temple, observa scrupuleusement la Thora, fit tondre beaucoup de nazirs ?, et remit à tous les habitants de Ja ville l’impôt sur les maisons.

Le thalmud signale un grand-cohène, Issakar de Kefar-Barkaï, qui craignait de gâter ses belles mains en prenant part aux sacrifices, et dont le roi Agrippa fit couper la main droite pour le punir d’un geste peu respectueux 3, Cette histoire toutefois, si contraire à la nature douce d’Agrippa 1°, doit être rangée parmi les nombreuses fables juives. Quand publiquement, à la fin du premier jour de Soukkoth , il lut debout ce passage de la Thora : « Du milieu de tes frères, tu dois te choisir un roi #,» le souvenir de son origine, moitié iduméenne et moitié juive, lui arracha des larmes ;

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