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LES NABIS

où ils se formaient des disciples et des successeurs, on les pouvait considérer comme une puissance rivale du sacerdoce, et s’attribuant, dans le pays, une autorité religieuse, bien qu’ils n’appartinssent pas nécessairement à la tribu de Lévi.

Il n’est plus permis toutefois de considérer les communautés de nabis comme particulières à Israël. A côté des prêtres, en Egypte, il y avait aussi les écoles d’'Hon-nouterou, ou prophètes, distinctes du sacerdoce, et dont nulle part on ne voit les membres faire les sacrifices ou les libations.

Mais si l'Egypte a fourni à Israël les éléments de ses écoles prophétiques, elle n’a rien de comparable aux grandes personnalités de tribuns et de poètes qui sont sorties des communautés juives, et qui ont travaillé avec tant d’énergie à maintenir Israël dans le monothéisme et dans le respect de la Thora, dont les nabis eux-mêmes augmentaient, du reste, les préceptes.

À l’époque d’Eschaya, les tribuns religieux, quoique plus libres, semblent encore avoir des liens de communauté, ainsi qu'aux jours de Schemouël, et regarder le sacerdoce comme une congrégation rivale.

Ne participant pas aux sacrifices qui faisaient la richesse des prêtres, les nabis et surtout Eschaya s'élèvent avec la dernière véhémence contre ceux qui multiplient les oblations. Que font-elles à Iahvé ? Ce qu’il y a de meilleur à lui offrir, n’est-ce pas la pureté du cœur ?

« Que me fait, dit Iahvé, la multitude de vos sacrifices ? j'ai la satiété de vos holocaustes de béliers ; et la graisse de vos veaux gras, le sang de vos taureaux, de vos brebis et de vos boucs, me répugnent.… Cessez de mal faire, apprenez à bien agir, cherchez la justice... 1 »

Cependant, malgré un certain mélange de sentiments humains, rien de plus élevé que la pensée des nabis.

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