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Josèphe, Guerre juive, I, xv

valiers romains, fondant alors sur ces Juifs désarmés, en écrasèrent un grand nombre sous leurs lourds chevaux.

Mais dans la ville, les pierres, du haut des maisons, se mirent à pleuvoir sur les soldats du procurateur, qui ne purent gagner ni le temple ni la forteresse Antonia. Les Iérosolymites coupèrent aussi toute communication entre cette dernière citadelle et le sanctuaire, isolant ainsi les troupes même déjà cantonnées dans la cité.

Réduit à composer, Florus promit qu'il ne laisserait à Ierouschalaïm qu’une seule cohorte.

Cette première victoire, exaltant l'audace des patriotes, n'était point pour retarder la formidable explosion qui devait étonner Rome, mais aussi broyer la nationalité juive.

Après le départ de Florus, les deux partis, le parti de la guerre et celui de la paix, s’accusèrent de plus en plus dans Ierouschalaïm. Le premier se composait surtout de jeunes gens, n’ayant d’autre pensée que de briser à tout prix, même au prix de leur vie, le joug de Rome, la capitale des goïm (gentils), et plaçant tout leur espoir dans le dieu d’Israël, qui avait déjà délivré de tant d’oppressions la race choisie,

Le peuple était avec cette ardente jeunesse, n’entrevoyant que l’avenir messianique, et la guerre sainte pour le préparer. À la tête des qannaïtes républicains paraissait Eléasar bèn-Hanania, d’une race de pontifes.

Il fallait au cœur de celui-ci une flamme patriotique bien violente pour rompre avec les siens et se ranger à la tête des agitateurs juifs.

Au parti de la paix appartenaient : les sages, qui prévoyaient l'issue de la lutte contre la toute-puissante Rome; les Illétites, contraires à toute effusion desang ; les riches, qui, pour leurs biens, craignaient tout d’une

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