‹ Histoire d'IsraelChapitre 258 sur 311 · Josèphe, Guerre juive, IV, vi · texte numérisé non relu

Josèphe, Guerre juive, IV, vi

GUERRE JUIVE. — IEROUSCHALAÏM. 421

parti des pacifiques, Dolésos. Favorisés par l’aristocratie, les légionnaires parurent devant les portes d’Iaëzer qui s’ouvrirent sans combat (4 Adar, mars 68). Désireux de témoigner combien ils chérissaient la paix, les Juifs de la ville allèrent jusqu’à ruiner euxmêmes leurs propres murailles.

Poursuivis par Placidus, les qannaïtes échappés de la cité s’enfermèrent dans le petit bourg fortifié de Beth-Nimrin, qui fut pris d’assaut et incendié. Des fugitifs de la Pérée, en grand nombre, couraient du côté de l’Iardèn et d’Ieriho. Acculés au fleuve grossi par les pluies, ils tombèrent, au nombre de quinze mille, sous les coups des légionnaires, qui firent aussi deux mille prisonniersi,

Abila, Livias, Beth-[eschimoth, et tous les bourgs jusqu’au lac Asphaltite, éprouvèrent la cruauté de Placidus.

Pendant que celui-ci écrasait la Pérée, que Vespasianus soumettait quelques forteresses de la Judée achevant ainsi d’isoler la grande Ierouschalaïm, éclata tout à coup la nouvelle que les légions de Gaule et d’Espagne, soulevées, avaient proclamé César leur chef Galba (avril 68).

Ce fut un éclair sur l’avenir pour Flavius Vespasianus., Pourquoi lui, soutenu de ses légions, ne prendrait-il pas la pourpre pour ses larges épaules? Dès cette heure, la dynastie des Flaviens fut fondée. Mais ne fallait-il pas en finir vite avec cette guerre de Judée, qui retenait loin de Rome et absorbait ainsi toute l’activité des légions dévouées ?

À partir de ce moment la guerre juive fut menée avec une rapidité qui n’eut d’égale que sa sauvagerie.

Antipatris, Beth-léhem, accueillirentles Romains,sans leur opposer de résistance, Au feu et au sang furent vouées les autres bourgades des Iehoudites. Laïissant la v° légion devant Emmaoüm, qui ne voulait

Page 1