‹ Histoire d'IsraelChapitre 26 sur 311 · PS, XIX. À · texte numérisé non relu

PS, XIX. À

nies des fils d’fagob, jointes à celles des autres peuples de la Palestine, n’auraient pas cependant été inutiles pour former une digue contre les invasions du grand empire assyrien. À cette sage politique, Ahaz se refusa, parce que sans doute il n’en vit pas la nécessité.

Supplanté par Menahem II (742-733), Péqah réprit bientôt le dessus (733-730). Il s’attirait par là même l’inimitié d’Assour, dont son rival s'était fait le tributaire,

Un sar redouté, Touklat-abal-asar II, régnait sur le grand empire. D’une main puissante il ressaisit tous les royaumes qui avaient échappé à l’Assyrie. « Je suis le roi, dit-il lui-même, qui, depuis le lever jusqu’au coucher du soleil, a mis en fuite tous ses ennemis. » Jl en a « balayé les légions comme la poussière des ruines. » De son palais de Kalah, la ville enchantée, tout étincelante de soleil sur les bords du Tigre, il s’élançait pour les conquêtes et pour les massacres. Comme un tourbillon, les masses assyriennes se jetèrent sur les pays voués à leurs ravages.

Rezin, roi d’Aram-Damesseq, le premier menacé par les forces de l’empire, fit alliance avec Péqah, roi d’Israël, avec les villes des Pelischtim, avec Djébal, régie par Sibit-Bel1 (ou Schabbath- Baal , le repos de Baal) et essaya aussi de gagner Ahaz, qui repoussa toutes ses ouvertures.

Alors les deux rois, d'accord avec les Pelischtim, dont la ville d’Aschglon était gouvernée par Mitinti, et Gaza par Hanoun?, entreprirent une expédition contre Iehouda. Avant d’entamer la lutte au nord contre le grand empire, ils voulaient sans doute ne pas laisser au sud une puissance ennemie qui, au milieu du combat, aurait pu intervenir contre eux de la manière la plus désastreuse 3,

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