‹ Histoire d'IsraelChapitre 271 sur 311 · Behoroth, 36 a, — Berakoth, 27 b · texte numérisé non relu

Behoroth, 36 a, — Berakoth, 27 b

4 7 ? :É LE RABBINISME D IABNE. 443

synhédrion et demandant pardon de sa raideur à R. Ioschoua bèn-Hanania. Réconcilié bientôt avec tous les docteurs, le descendant d’Illel reprit la direction du beth-din, sous le titre de nassi, tandis que R. Eléasar était nommé ab-beth-din.

Cependant, malgré toutes ses promesses de douceur, le nassi ne put supporter les libres allures de son beau-frère R. Eliéser, qui avait épousé sa sœur Imma Schalom (avec elle est le bonheur), et dont la science de la tradition allait si loin, que bèn-Zakkaï lui-même, l'avait appelé un puits bien cimenté, ne perdant pas une goutte d’eau.

Gamiliel lui fit porter par Rabbi Aqgiba une sentence d’excommunication.

Déja illustre, Aqiba allait bientôt éclipser, par sa science et par les formidables événements dont il devait être le héros, tous les Tanaïtes d’Iabné?. Tout pâlit et s’efface devant le tragique agitateur.

Issu, selon la légende, de parents prosélytes, il avait été, dit-on, berger dans son enfance chez un Palestinien, Kalba Schaboua. Epris de la fille de son maître, il s’adonna, pour la mériter, à la science qui grandit les hommes. La belle vierge l’aima et, malgré son père, épousa l’ancien pasteur.

Ils étaient fort pauvres, et, pour que son mari pût suivre les leçons de R, Ioschoua, la femme d’Agaiba, détail touchant! dut couper et vendre sa belle chevelure. Mais bientôt le grand Rabbi surpassa ses maîtres, obtint des honneurs et de l'argent, et fit présent à sa tendre compagne d’un bijou portant artistement gravée l’image d’Ierouschalaïm, la sainte et la bien-aimée 8,

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