‹ Histoire d'IsraelChapitre 273 sur 311 · Semahoth, c. viri · texte numérisé non relu

Semahoth, c. viri

le schabbath, le moribond lui dit : « Mon fils, tu négliges un devoir Be celui d’allumer la lumière du . schabbath, et tu t’occupes de m’enlever les phylactères,tce qui est seulement recommandé. » Hyrkanos pleura, pensant que la raison de son père s’en allait. « Ce n’est pas ma raison, c’est la tienne, mon fils, qui s’égare. »

Les disciples d'Éliéser, accourus près de son lit de mort, lui posèrent des questions sur le pur et l’impur, auxquelles il répondit avec sagesse. Après quoi il expira avec le mot de « pur » sur les lèvres.

Rabbi Ioschoua, se précipitant, l’embrassa avec des larmes et s’écria : « Mon maître, le ban est rompu! mon maître, toi le char d’Israël et sa cavalerie! »

A R. Ioschoua et à Eléasar bèn-Azaria succéda, semble-t-il, dans la direction du tribunal d’Iabné, R. Tar phon, le cohène. On raconte de lui que, dans une famine, il s’était fiancé à trois cents femmes pour leur donner le droit de participer aux offrandes sacrées, propriété des familles de prêtres.

Plus tolérant avec les siens que l’âpre Gamliel IT, R. Tarphon présidait le tribunal, soit à Lydda, soit dans le charmant kérem, ou enclos de vignes d’Iabné. Là, les colombes voltigeaient autour des durs docteurs et les caressaient de leurs ailes2.

Encore vivants, R. Ioschoua et Eléasar bèn-Azaria disparaissent tellement qu’on ne les aperçoit plus ni à Jabné ni dans l’histoire juive.

À côté d’Iabné, de Lydda, de Berour-Haïl, de Guibbethon, de Gimso, de Bené-Berak, de ces petits villages de la plaine maritime auxquels les rabbins ont créé un si grand renom théologique, fleurissaient aussi les écoles du Darom. On donnait ce nom à la partie méridionale de la Judée, situ‘e entre Éleuthéropolis et la mer Morte. Pays sans grandes voies et

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