‹ Histoire d'IsraelChapitre 275 sur 311 · Menahoth · texte numérisé non relu

Menahoth

s. Rosch-Haschannah, 1,

Comment la nouvelle des victoires remportées par leurs compatriotes n’aurait-elle pas agité les docteurs de Palestine ? Pouvaient-ils ne pas songer au rétablissement du temple et de la ville sainte?

Confant une forte armée et le gouvernement de la Syrie à son parent Hadrianus, César préposa à Ja Palestine Lucius Quietus, homme consulaire, avec rang de préteur. La férocité de Quietus laissa en Judée un horrible souvenir. Du reste, Hadrianus lui-même, craignant son ambition démesurée, le fit, dit-on, égorger 1.

Avant de quitter la Syrie pour aller prendre possession de l'empire, Hadrianus semble avoir vagusment promis aux Juifs le rétablissement d’Ierouschalaïm. L’exil d’'Edom, ayant bientôt duré autant que celui de Babel (s2 ans), ne touchait-il pas à son terme? Un grand espoir émplissait la Palestine, aussi bien le pays maritime que le Galil et le Darom, et l'on entrevoyait sur le visage du nouveau César quelque chose des traits de Kourons.

Satisfait de la tranquillité des Juifs de Judée, Hadrianus songea sérieusement, paraît-il, à la restauration de la ville sainte, chargeant même de cette œuvre son parent Aquila, traducteur de la Bible, venu de Sinope, ville du Pont?.

Quelle ne fut pas la fureur des Juifs quand ils apprirent tout à coup qu’'Ierouschalaïm, rebâtie, s’appellerait Ællia et que son temple serait consacré à Jupiter Capitolinus ! Ce qui s’agita dans la conscience d'Israël nous est révélé par un livre étrange, celui de Judith, terrible conte écrit d’abord en hébreu dans la vieilie langue des prophètes. 11 faut lire dans la version grecque, non dans le latin de saint Jérôme, cette œuvre d’un parouschite respectueux de la loi,

. Dion, Lxix, 2. -- Glose sur Meguillath taanith, 6 29. 2. Grætz, Geschichte der Juden, 1v, 133.

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