IL. S
en larmes, lerouschalaïm ne sortit pas de son silence sous Hadrianus 1,
Ce fut une guerre de bourgs, longue, sanglante, dans la montagne d’Iehouda avec Bettir pour principale forteresse, non point la Bettir du Thalmud aux dimensions cyclopéennes, mais celle dont on peut contempler les ruines à deux lieues et demie d’Jerouschalaïm.
Deux juifs alexandrins, Julianus et Pappos, déjà compromis sous Quietus, paraissent avoir pris une part active à ce soulèvement, C’étaient de riches changeurs, dont les comptoirs d’Akko à Antiokhéia soutenaient libéralement les Juifs revenant de l’exil.
Mais si les deux alexandrins fournirent de l’argent a la révolte, R. Adqiba lui donna toute son âme. Maître de fa jeunesse studieuse, il organisa avec elle la résistance à cet Hadrianus qui violait, par un temple païen et par sa statue équestre, ‘la sainte Ierouschalaïm, et dont les ordres interdisaient la circoncision? et l’enseignement.
Plus savant qu'homme de guerre, Adqiba remit la direction de la lutte aux mains du meschiah (messie, bar-Koziba), qu’il salua avec enthousiasme, lui appliquant la vieille prophétie de Bileäm :
Une étoile s'avance d’Iagob, Et se lève une verge d'Israël.
À partir de cemoment, le meschiah changea son nom de bar-Koziba en celui de lar-Kokba (fils de l'étoile) à
x. Renan: Jérusalem a-t-elle élé assiégée et détruite une troisième fois sous Adrien? dans Revue historique, 1876, t. II, p. 112-120. La xe légion bâtit quelques maisons sur ces ruines, comme le prouvent des briques au timbre de cette légion.
2, Spartianus, Hadrianus, x1v. — Gütin, 57 a.