Meiïla, 16 a
Avec la III° légion cyrénaïque, la III gallique, la IVe scythique, la I'® cohorte des Lingons, un détachement de la légion X® gemina!l, Severus enleva, l’une après l’autre, toutes les forteresses de la montagne de Judée, les broyant sous le poids de ses légionnaires.
Comme dans un pressoir, le sang ruisselait dans ce pays de granit, aux âmes indomptables. Pris par les Romains, Pappos et Julianus furent exécutés. ]1 était interdit aux Juifs de boire le vin des gentils, dans la crainte qu’il n’eût servi aux libations païennes. On présenta à Pappos et à Julianus de l’eau dans un verre coloré pour les compromettre aux yeux du peuple. Sous la menace de la mort, ils refusèrent énergiquement de souiller ainsi leur honneur?.
Enveloppé dans un rouleau de la Thora, R. Hanina bèn-Teradion fut placé sur un bûcher ardent, avec de la laine mouillée vers le cœur pour prolonger le supplices.
Aqgiba tomba vivant au pouvoir des gentils. Quand on le fit sortir de prison pour le traîner au lieu de son martyre, c'était l’heure de la lecture du Schema : « Ecoute, ô Adonaï, etc. » Pendant qu’on lui arrachait des lambeaux de chair avec des tenailles, il proclamait l’unité de Dieu. En jetant le dernier soupir, il dit encore le mot « un. » La légende raconte qu’alors une voix céleste fit entendre ces paroles : « Heureux R. Aqiba, ton âme t’a quitté pendant que tu prononçais le mot « un ...» Tu es heureux, Agiba, tu es destiné à la vie future#, »
1, A, Darmesteter, L, c.