W. À. I., 1, pl. 67. — Ménant, Annales des rois d’As
syrie, Pe 144:
Mais celui qui semble avoir, après Rezin, tout particulièrement attiré ses coups, fut Péqah d’Israël. Sans doute Ahaz l’avait désigné à sa vengeance comme un des principaux fauteurs de la ligue formée contre l’Assyrie. Et aussi qu'il était attrayant pour des bandes pillardes, ce territoire des tribus, avec sa grande plaine d’Esdrelon ensemencée par Dieu lui-même, avec ses collines abondamment pourvues de la rosée du ciel !
Le grand roi emporte les cités fortes des montagnes, prend le voisinage de la mer et celui de l’Iardèn, campe dans les champs de Naphtâli, d'Ascher, de Zeboulon, s'étend dans le district qu’occupaient les Danites aux sources de l’Iardèn. Il dédaigna le faible Péqah, infiniment moins habile et dangereux que Rezin, et lui laissa la vie. Mais, enveloppant comme dans un immense filet les habitants des villes du Nord, Yon, Dan, Abel-Beth-Maascha, Iavoah, Qadesch, Hazor, et ceux du pays d’au-delà, il les transporta dans plusieurs régions du grand empire assyrien.
Par cette conquête, en même temps qu’une nombreuse population, le royaume d’Israël perdait la moitié de son territoire. C’est à peine si maintenant, au nord, ses frontières allaient jusqu’au Thabor.
Délivré par le grand roi, Ahaz d’Iehouda s'était rendu à Damesseq pour offrir son vasselage à Touklatabal-asar. Cette faible tête de roi s’enivra, dans Damesseq, de la civilisation assyrienne; et, comme les Omrides avaient tenté de kananiser Israël, il voulut faire Iehouda à l’image d’Assouri.
Il envoya de Damesseq au grand-prêtre Ouria le modèle d’un autel sur lequel il avait vu Touklat-abalasar faire les encensements aux dieux d’Assour. Cet autel assyrien, Ahaz, de retour à Ierouschalaïm, le voulut mettre à la place de l'autel d’airain, qu’il fit transporter au nord du temple. Comme Touklatabal-asar, il monta lui-même sur le nouveau monu-