‹ Histoire d'IsraelChapitre 281 sur 311 · TRADUITS · texte numérisé non relu

TRADUITS

Par M'JULES OPPERTF

Membre de l’Institut,

XIÈME TABLETTE DES LÉGENDES D’ISTUBAR.

— Les commencements de beaucoup de lignes sont restitués : ce n’est alors pas une traduction, mais un essai de reconstitution du sens, Cette inscription, comme Îa plupart des autres, n’a été traduite jusqu’aujourd’hui que d’une manière fort incorrecte et défectueuse. —

(Khumbaba, le Combabus des Grecs, a été tué par Istubar, qui s'apprête à dépouiller son palais).

… Ses trésors, il les chargea sur ses épaules.

Il coupa? et revêtit ses insignes royaux.

IL lui coupa la tête, et ceignit le diadème et sa couronne.

Istubar s'orna de sa couronne et ceignit le diadème. -

Vers l’amour d’Istubar, Istar, la souveraine, éleva son œil:

« Obéis-moi, ô Istubar, et sois mon époux :

Je serai ta compagne, et tu me le seras de même,

Tu seras mon mari, et je serai ta femme,

Je te conduirai sur un char d'albâtre! et d’or ont les essieux. sont d’or, et dont les timons resplendissent, Tu y attelleras, comme des jumeaux, de grands coursiers, Pour aller dans notre maison odorante de bois de cèdre. Quand tu entreras dans notre maison, J'aurai préparé (mes esclaves) ; ils te baiseront les pieds. Au-dessous de toi, ramperont les rois, anciens et puissants. Les produits des monts et des vallées, ils t’apporteront comme [tribut.

(Dans les étables) tes brebis mettront bas des jumeaux. De lui-même, le mulet demandera sa charge, Ton cheval enlèvera ton char sans s’arrêter, Ton taureau dans le joug n’admettra pas de rival. » Istubar ouvrit sa bouche et dit, Et parla ainsi à la souveraine Istar :

« (Comment pourrais-je) me lier avec toi ?2 (Je ne verrais que) cadavres et pourriture, (Tu ne me vaudras) que misère et faim.

(Je n’irais pas contre) les lois de ma divinité, (Ni ne renierais) les statuts de ma royauté.

La colère des dieux), je la devrais craindre. Les renseignements donnés), comment les abandonnerais-je ? (Où serait l'avantage) de mon changement?

(Jamais) je ne t’aimerai.

(Ne me répète pas) : « Fais entrer! »

La porte du derrière et du devant laisse entrer le vent et l’air. Le palais est la perte de la vaillance, Une bouche empoisonnée sont ses alcôves.

Un stylet empoisonné sont ses colonnes.

Un buisson d’épines ensanglanté sont ses colonnes. Un antre vorace est entouré par le mur en pierre. Le hibou qui y réside, réjouit le pays des rebelles. Une flamme dévorante, ce sont ses façades.

Jamais, au grand jamais, ne te caressera dans ses bras, Jamais ne t’épousera un être divin!

Va, pour que je révèle tes méfaits. Quant à ceux-là, bavarde donc sur eux au ciel (et sur terre)! Ton mari, ton premier époux, Tu l’as achevé, d'année en année, par le chagrin mortel, L’Allallu, Vailé, tu l’as ensorcelé, Tu l'as épuisé et brisé ses ailes.

1. C’est la matière que quelques-uns ont traduite par lapis-lazuli!

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