RÉCIT ET HYMNE BILINGUE EN SUMÉRIEN ET ACCADIEN
ON A Tel TDi Ye
— Incantation., — L’imprécation malfaisante est tombée (sur [l’homme), comme des démons (gallé), La malédiction poignante est tombée sur lui, La malédiction, non propice, est tombée sur lui, L’imprécation ennemie, le paroxysme (la hauteur) de Ja folie. Cet homme, l’imprécation ennemie l’assassine : Son dieu protecteur est émigré de son corps.
Son Istar (sa déesse), prudente, a disparu pour aller ailleurs. La malédiction poignante l’a enveloppé comme un vêtement Mérodach a eu pitié de lui, [et l’énerve.
Et est allé dans la maison de son père Kin, et a dit ceci : « Mon père, l’imprécation malfaisante est tombée sur l’homme [comme les démons, Pour la seconde fois, elle s’est adressée à lui. Et que pourrais-je faire à cet homme? Je ne le sais pas, ni [par quoi il pourra s’en tirer! »
Kin répondit ainsi à son fils Mérodach :
« Mon fils, que ne sais-tu pas ? Que pourrais-je t’enseigner? Mérodach, que ne sais-tu pas? Que pourrais-je t’apprendre? Ce que je sais, tu le sais aussi.
Va, mon fils Mérodach, Transporte-le dans le lieu saint des médicaments, Et conjure le paroxysme, brise le paroxysme, Le mauvais sort qui trouble son corps, Soit qu’il provienne de la malédiction de son père, Soit qu’il provienne de la malédiction de sa mère, Soit qu’il provienne de la malédiction de son frère premier-né, Soit qu’il provienne de la malédiction pour une offense dont [l’homme ne se souvient pas, Ce paroxysme sortira par la volonté de Kin!
Qu'il soit pelé comme l'ail, Qu'il soit écrasé comme l’olive, Qu'il soit effeuillé comme la fleur! [terre, souviens-t’en! Pour cette fureur, esprit du ciel, souviens-t’en! esprit de la
— Suivent les formules en assyrien que le malade doit prononcer. —
Comme cet ail est pelé, ainsi ce sera-t-il du mauvais sort.
Le feu brûlant te brülera.
Dans sa gousse, il ne retournera pas,
Par mesures et quantité, il ne sera pas compté.
La terre ne recevra pas sa racine,
Il n’hébergera pas sa graine, et le soleil ne la fera pas éclore.
Il n’approchera pas de la table des dieux et du roi.
La maladie provenant du mauvais sort de la contagion d’un
[autre homme ou d’une femme,
L’affection née par les plaintes, les malédictions, les trans- [gressions, les méfaits et les péchés,
L’affection qui est dans mon corps, mes chairs et mes plaies,
Qu’elle soit pelée comme cet ail,
Et qu’aujourd’hui le feu brûlant le dévorel!
Que le mauvais sort s’enfuie et que je voie la lumière!
— Jncantation, — Comme cette olive est écrasée, ainsi ce Le feu brûlant la dévorera, [sera-t-il du mauvais sort. Elle ne retournera pas au rameau de l’arbre.
Elle n’approchera pas des vases des dieux et du roi.
La maladie, etc., etc.
Qu'elle soit écrasée comme cette olive!
Qu’aujourd’hui le feu brûlant la dévore!
Que le mauvais sort s’enfuie, et que je voie la lumière!
— JIncantation. — Comme cette fleur est effeuillée, ainsi ce Le feu brûlant la dévorera. [sera-t-il du mauvais sort. Les pétales ne retourneront pas à la tige.
Elle n’ira pas pour orner les suppliants.
La maladie, etc., etc.
Qu’elle soit effeuillée comme cette fleur !
Qu'aujourd’hui le feu brûlant la dévore !
Que le mauvais sort s’enfuie, et que je voie la lumière!
— Incantation. — Comme cette touffe de laine est éparpil- [lée par le vent, ainsi ce sera-t-il du mauvais sort. Le feu brûlant la dévorera,
Elle ne retournera pas au mouton dont elle est prise. Elle n’entrera pas dans le vêtement du dieu et du roi.’ La maladie, etc.
Qu'elle soit éparpillée comme cette touffe de laine!
Éte.sretc.
— Suivent deux incantations semblables : l’une touchant une touffe de poilde chèvre et qui « n’ornera pas les suppliants; » l’autre, une touffe de coton que « le tisserand ne tordra pas
en fil » (wbarram), et qui « n’approchera pas du vêtement du dieu ou du roi. » —