PÉQAH. — CHUTE DU ROYAUME D’ISRAEL
Certes, tremble et souffre, fille de Zion, Comme une femme qui enfante,
Car tu sortiras de la ville
Pour t’installer dans les champs,
Etiu iras jusqu’à Babel.
Mais Schomron était sur le chemin de Babel et de Ninoua à Ierouschalaïm; elle devait succomber Ja première.
Péqah, le faible roi d’Israël, qui avait laissé prendre par l’Assyrie la moitié de son territoire et de son peuple, a disparu de la scène. Il est tombé, comme lui-même pouvait le prévoir, sous une conjuration. Oschéa, fils d’Ela, son successeur, lui avait plongé Pépée dans le sein (730-721)1.
Malgré ce coup hardi, Oschéa n’avait pas la vigueur nécessaire pour dominer cette époque à la fois agitée et tragique. À de pareilles heures dans la vie des peuples, il faut, pour les sauver, un homme à la taille surhumaine, qui se détache vigoureusement, et qui, aperçu de tout le monde, inspire à tous une confiance suprême en même temps qu'il leur impose une discipline commune. Tel n’était pas Oschéa. Les grands, toujours remuants, ne l’écoutaient pas : dans le meurtre de Péqah, il semble avoir été leur instrument beaucoup plus qu’avoir obéi à une inspiration personnelle.
En même temps que les grands s’agitaient, des brigands s’installant sur les hauteurs, sur le Garizim, le Thabor, et dans le pays d’au-dela, à Mizpa, répandaient partout l’épouvante. Israël présentait l’image la plus parfaite du chaos.
Le voleur pénètre dans les maisons, Le brigandage sévit au dehors ?,
Une des premières pensées d’Oschéa fut de dégager