‹ Histoire d'IsraelChapitre 48 sur 311 · Lephania · texte numérisé non relu

Lephania

Ma main [dit Tahvé] s'incline au nord, et elle perd Assour. Elle change Ninoua en solitude,

En un lieu aride comme le desért.

Au milieu de la ville se coucheront les troupeaux,

Toutes sortes de bêles amoncelees.

Le pélican et le ‘hérisson passent la nuit sur les chapiteaux des Telle est cette ville pleine de joie et d’insouciance, [colonnes…. Qui avait dit dans son cœur : « Moi, et rien autre! » Comment donc [6 ville], es-tu devenue un déserr,

Un parc pour les bêles ?

Quiconque passera près d’elle [alors] sifflera,

Et fera un gesle de la man.

Toutefois Ninoüa (Ninive) échappa d’abord au deuxième roi médique Pirouvartis (Phraortès) qui, après avoir soumis les Perses, s’était rué contre la grande ville des Assyriens. Encore puissants, ceux-ci infligent aux Mèdes une défaite (635) où Pirouvartis lui-même laissa la vie. Mais, pour le venger, son fils Vakistarrana (Kyaxarès) se jeta aussi sur Assour et mit le siège devant Ninoua (634). Au moment où il le poussait activement, il apprit une invasion innombrable de Slaves en Médie. I1 y vola sans retard, mais se vit contraint de payer tribut aux Scythes. Peut-être aussi, pour les détourner de ses terres, indiqua-t-il aux hordes avides Assour avec son fertile territoire et ses riches palais. Le flot des barbares vint fouler les champs assyriens. Le sar dut payer avec ses immenses trésors la rançon de son empire.

Ainsi Ninoua, toute tremblante, menacée de se changer en désert, fut épargnée. L’invasion se détourna sur Mizraïm avec une telle force, que le roi Psamétik ne Jui put opposer qu’une barrière d’or et d’argent : c'était par là seulement qu’on la pouvait arrêter.

Une masse des barbares se replia de PEgypte sur la Philistie, où elle brûla le temple de la déesse assy-

Page 1