II Chron., xxiv
Qu’Iahvé avise et qu’il poursuiveles meurtriers ! » s’écria en mourant l’énergique Zekaria. Bientôt, en effet, Iahvé devait se souvenir du meurtre de son cohène-hagadol 1.
À ce moment, les deux royaumes, Israël comme Iehouda, ne sont pas heureux. Si la tranquillité, pendant quelques années, règne à l’intérieur, l’ennemi du dehors franchit les frontières, envahit les villes ouvertes et pille les champs. Dans le répit que lui laissent les rois d’Assour, satisfaits d'imposer des tributs et de couper des cèdres, Hazaël, de Damesseq, se jette avec ses bandes sur le territoire des dix tribus. Il ravagea surtout le pays d’au delà, Guileäd, Baschan, Reôubèn, Gad, emportant les villes d’assaut, brûlant les maisons, n'épargnant ni les enfants ni les femmes enceintes. De la montagne de Baschan à l’Arnon, ce fut un long cri d’angoisse. Les Israélites de ces districts se virent réduits, sous Hazaël, à la condition de demiesclaves ?.
Si affreux furent les traitements subis par les Guileädites que l’imagination du nabi Amos, le pâtre de Téqoä, en est quelques années plus tard encore toute troublée :
À cause de trois fautes de Damesseq
Et d’une quatrième | dit Tahvé], je serai inflexible ;
Parce qu’ils ont broyé Guileäd avec des instruments de foulage J'enverrai l'incendie au palais de Hazaël, (en fer,
Sans doute en lutte avec Zour (Tyr), qu’il avait blessée en frappant la grande Izébel, Iehou ne put tenir tête au roi de Damesseq. Au milieu de tous ces désastres, il 8e coucha tristement avec ses pères, et fut enseveli dans Schomron, laissant pour lui succéder son