Josèphe, Antig. jud., liv. 1x, ch. var
IOASCH D'IEHOUDA. —IOAHAZ D'ISRAEL. 7
fils Ioähaz (Jahvé a saisi, Joachas). Il avait régné vingt-huit ans1. Il figure dans la liste des petits princes qui ont payé tribut à Schalmanou-asir II, fils d’Assour-nasir-abal. 11 lui dut donner de l'or, de l’argent, des patères et des coupes en or ?.
Sous Ioähaz (859-842), Israël, pressé par Hazaël et son fils Bèn-Hadad III, continua de s’affaiblir. Il en vint à compter seulement dix mille hommes de pied, cinquante cavaliers et dix chars. A chaque instant, on s’éveillait en Israël au bruit des bandes araméennes, se jetant sur un territoire sans défense pour y enlever non seulement les objets précieux, mais encore les hommes, qui leur servaient d'esclaves ou qu'elles vendaient aux étrangers.
Hazaël était tellement le maître dans les dix tribus qu’il les traversa, pour aller mettre le siège devant Gath, ja ville philistine. Après s’en être emparé, il se tourna contre Ierouschalaïm. Sans doute il était curieux de voir la ville célèbre pour laquelle, dans le Libanon, on avait coupé tant de cèdres, et d’opprimer la capitale de David et de Schelomo, les anciens maîtres de Damesseq. Mais lerouschalaïm était plantée sur des hauteurs inaccessibles ; et Hazaël, satisfait du riche tribut que lui envoya le tremblant Ioasch, c'est-à-dire toute l’argenterie entassée dans le trésor du temple par les rois pieux, reprit le chemin du nord à.
Cette humiliation d’Ierouschalaïm et d’Ioasch n’étaitelle pas le premier fruit de la malédiction de Zekaria? Mais la vengeance d’Iahvé allait éclater d’une manière formidable sur la tête d’Ioasch, qui avait fait massacrer celui qui était à la fois le grand-prêtre et le fils de son bienfaiteur.
Il était doucement étendu, dans la belle maison de Millo, quand des gens de son entourage, conjurés
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