‹ Histoire d'IsraelChapitre 56 sur 311 · YAQIM ET LES NABIS · texte numérisé non relu

YAQIM ET LES NABIS

PQ

Nahoum. La complainte qu’il chante sur Ninoua cest fort singulière :

Point de remède à ta blessure,

Il est mortel, ton coup.

Tous ceux qui apprennent ia ruine

Baitent des mains contre toi;

Car sur qui n'a cessé de passer ta méchanceté ?

Avec l'avènement de Babilou à la toute-puissance, s'écroule le pouvoir de Néko II sur le pays compris entre le torrent de Mizraïm et l’Euphrate, Sous le règne même de Nabou-abal-ousour, son fils Nabou- koudourousour avait infligé au per- aa, près de Qarkémisch, une défaite et l’avait contraint de reprendre le chemin de Mizraïm (vers Gos).

À ce temps, Iehouda, délivré de l'Egypte vaincue et de Babilou occupée à s’affermir, semble avoir recouvré sa complète autonomie, Ce ñ était, hélas! que pour quelques heures.

Cependant, comme atteint de folie, le roi Ioyaqim employa ces heures de paix à se bâtir un palais. Se construire une belle demeure, c'était le rêve de tout monarque assyrien, et aussi l'ambition de tout roi juif depuis Schelomo. Le palais d’Ioyaqgim se fit remarquer par ses nombreuses fenêtres, ses salles spacieuses, ses boiseries de cèdre peintes en rouge.

En vain le nabi Irmia criblait-il le roi de ses traits les plus aigus, et lui criait-il :

Malheur à qui bâtit sa maison sans justice, Etses pavillons sans équité...

Es-tu roi pour rivaliser en bois de cèdre?

loyaqgim n’en continuait pas moins de faire tailler pour lui les beaux bois de cèdre, de manger et de boire copieusement 1, Dans la ville, d'auttes monu-

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