Jérém., XXI, 14, IS
ments s’élevaient par ses ordres. Il contraignit, au mépris de toute loi, les citoyens de travailler, comme des esclaves, à ses constructions. Voilà pourquoi Irmia Vaccuse d’élever son palais sur la violation de la justice.
Habakouqg joignait ses cris à ceux d’Irmia, pour annoncer l’arrivée prochaine des Kasdim (Chaldéens) 1, mais en vain: Iloyaqgim poursuivait ses plans de construction et ses fêtes ; les grands, les prêtres, les nabis s’'amusaient, à la veille de la catastrophe qui allait les engloutir, eux, leurs trésors et tout Ierouschalaïm.
Fatigué de parler inutilement, Irmia s’aigrit; il lance des anathèmes contre ses ennemis, Les prophéties du plus doux des nabis prennent un caractère d’extraordinaire violence : Au temps de ta fureur, dit-il à Iahvé, Pimplorant contre ses adversaires, achève-les.
Pas d’esprit avisé, dureste, qui ne sentît,en Iehouda, combien il était insensé de bâtir et de folâtrer en une pareille heure, sur un volcan prêt à s’ouvrir, et dont il était aisé ’d' entendre déjà les formidables grondements.
Des psalmistes expriment toute l’angoisse de leur âme :
Mon cœur tremble en moi ; Et sur moi sont tombées les terreurs de la mort 2.
A mesure que le moment fatal approche, la voix d’Irmia prend un timbre plus désespéré :
Maudit soit le jour où je suis né, s’écrie-t-il,
Le jour où ma mére m'a enfanté!
Quw’il ne soit pas béni,
Qu'il soit maudit l’homme qui annonça joyeux à mon père: « Il Pest né un enfant mäle! »
Ah! si ma mére avait été mon tombeau!