‹ Histoire d'IsraelChapitre 58 sur 311 · T.LA4P · texte numérisé non relu

T.LA4P

2 VPSTRSS.

IOYAQIM ET LE NABÏi IRMIA. 79

Si ses entrailles m'avaient éternellement gardé Pourquoi suis-je sorti de son sein 12...

Barouk (le béni, Baruch), le disciple aimé d’Irmia, pousse aussi des gémissements.

Nabou-koudour-ousour approchait. Après avoir affermi son pouvoir sur Babilou et sur Ninoua, le grand roi, qui avait succédé à son père Nabouabal-ousour, conquit Aram, devenue la Syrie, et mit sous sa dépendance Itthobaal, le Phénicien. Son but était de porter ses armes jusque dans les villes de Mizraïm; mais auparavant il devait s'assurer des contrées mitoyennes, c’est-à-dire de toute la Palestine. Sous le pas de ses innombrables chevaux, dont on entendait à Dan le hennissement, tout le pays trembla.

Mizraim, de son côté, se préparait à la lutte.

Iehouda se voyait à la veille de servir de champ de bataille aux deux puissants empires. Pleine d’angoisse, il semble qu’Ierouschalaïm se retourna un instant vers Iahvé. Au neuvième mois, dans l’hiver de l’an Goo, on convoqua tout le pays dans la ville sainte, pour y faire des sacrifices.

Alors Irmia, obligé sans doute de se cacher pour éviter les représailles de ses ennemis, recommanda à son fidèle Barouk de prendre un rouleau et d’y écrire ce que lui dictait Iahvé?2.

Dans un endroit ouvert, près de l’avant-cour est du temple, Barouk $ lut au peuple, rassemblé pour la

Page 1