‹ Histoire d'IsraelChapitre 60 sur 311 · Jérem., xxxvI · texte numérisé non relu

Jérem., xxxvI

Il, ; 11

mer... s’assiéront à terre; et tout épouvantés, saisis de frayeur à ton sujet, ils feront sur toi la lamentation : « Comment as-tu péri, toi qui habitais dans les eaux, ville illustre, si puissante dans cette mer ? »

— «Zour, s’écrie à son tour Iehezgel, tu as dit : « Je suis parfaite de beauté, » Au cœur de Ja mer est ton territoire. Tes fils ont achevé ta splendeur, Avec les sommets du Sanir, ils t'ont bâtie; ils ont pris le cèdre du Liban pour t'en faire des mâts; des chênes de Baschan ils t’ont fait des rames... Le lin coloré de Mizraïm forme la voile qui flotte sur tes vaisseaux... Les Sidonites et les Arvadites sont tes rameurs ; tu as des sages, ô Zour, qui sont tes pilotes. Tarchischs était ton marché pour une multitude de richesses... Damesseq pour le vin de Helban... Les marchands de Scheba et de Raëma étaient tes courtiers : avec les plus exquis des baumes, et avec toutes sortes de pierres précieuses, ils te faisaient le commerce... Au milieu des grandes eaux tes rameurs te conduisaient. Le vent d’est te brise au cœur de la mer. Ta richesse, ton négoce, tes matelots,.., tous tes hommes de guerre, ta multitude, tout cela s’engloutit dans ta chute, au. cœur de la meri. »

La grande agitation de Tyr, le grand murmure de ses rameurs et de ses matelots, ne furent toutefois que suspendus. Après un long blocus, Zour put se reprendre à la vie, tout en se soumettant à la domination du grand roi ?. La catastrophe imminente chantée par Iehezqel ne fut qu’une menace.

Le nabi dépeint l’orage qu’il a vu planer sur Tyr, mais auquel la ville échappa.

Nabou-koudour-ousour n’épargna point Iehouda, qui s'était contre lui liguée avec la ville d’Itthobaal. En même temps qu’il poursuivait la chute de Tyr, se

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