‹ Histoire d'IsraelChapitre 61 sur 311 · Duncker, Geschichte des Allerthums, t. IT, p · texte numérisé non relu

Duncker, Geschichte des Allerthums, t. IT, p

SIÈGE D’'IEROUSCHALAÏM. 8}

bandes ravagèrent Iehouda. Des pillards d'Édom, de Moab, d’Ammon, désolèrent aussi le pays.

Au milieu de ces malheureusés invasions mourut Ioyagim. On l’ensevelit dans le jardin d’Ouzza, où dormait déja Menasché avec son fils Amon. C'était le dernier roi de la maison de David qui devait reposer dans la terre maternelle.

Agé de dix-huit ans, son fils Ioyakin ou Iekonia, plus brièvement Konia, lui succéda, ou plutôt laissa régner sa mère, Nehouschtha, fille d’Elnathan, d’Ierouschalaïm 1. Débile enfant, fragile apparition dans cette époque terrible, il eut une destinée bien vite finie.

Après avoir renversé Zour, Nabou-koudour-ousour marcha contre Mizraim, mais, avant, s’empara de tout le pays jusqu’au torrent d'Egypte, emmenant en captivité une masse de peuple.

Une fraction détachée de son immense armée alla mettre le siège devant Ierouschalaïm.

Irmia, dans la ville pleine d’angoisses, jette des menaces terribles, dans lesquelles il fait des allusions constantes aux palais et aux maisons de cèdre que lon a bâties à Ierouschalaïm :

« O toi (Jérusalem), qui habites le Libanon, qui niches dans les cèdres, comme tu gémiras, quand te serreront les douleurs affreuses semblables à cetles d’une femme en couche! — Vive moi! dit Iahvé : je te jetterai, toi (Konia) et ta mère qui t’a enfanté, sur la terre étrangère où vous n'êtes pas nés; vous y mourrez. »

S’étant rendu, avec sa mère, au camp kaldéen, où était arrivé Nabou-koudour-ousour en personne, le roi d’Iehouda tenta, mais en vain, defléchir le grand roi. Celui-ci ne voulut lui laisser que la vie. La mère du roi, tous les gens aisés d’Ierouschalaïm, tous les serruriers et forgerons, et tous les trésors du temple et du palais, il les envoya avec Ioyakin à Babilou.

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