‹ Histoire d'IsraelChapitre 62 sur 311 · II Rois, xxiv · texte numérisé non relu

II Rois, xxiv

Dix mille hommes par cette déportation disparurent d’Ierouschalaïm, et environ trente mille d’Iehouda.

A la place d’Ioyakin, le sar mit sur le trône de David, l’oncle du roi, frère utérin d’Ioahaz, Mathania, qu'il fit appeler Zidqia (la justice d'Iahvé, Sédécias). Agé de vingt et un ans, c'était une nature douce, peu belliqueuse, parfaitement en rapport avec le dessein du grand roi. Celui-ci considérait Iehouda comme une garde avancée contre l'Egypte, une sentinelle placée en avant de Babel et la pouvant avertir de tout mouvement agressif. Il désirait dominer Ichouda, mais non le détruire. Dans la place il laissait du reste un parti kaldéen assez puissant, à la tête duquel était Sphaphan.

Poussé peut-être par sa mère Hamoutal, Zidqia sortit de la réserve que lui commandaient les circonstances. Le roi de Babel assiégea Lakisch ct Azeqa, places fortes.

Terrible, Irmia jeta ses menaces sur la tête du roi Zidqia, tout en l’assurant que, malgré tout et quoiqu’il dût être traîné à Babel, il aurait, comme ses ancêtres, des funérailles pleines d’embrasements et de parfums, avec le : Aï Adonaiï! 1.

Ierouschalaïm, relevée de ses ruines, avait repris toute sa beauté. Elle s'était comme autrefois ceinte d’oliviers, d’arbres à baume, de jardins. Dans la ville habitaient les Beniaminites, amis du luxe, les citadins des tribus. Surtout agriculteurs, un peu rudes, les Iehoudites vivaient dans les champs.

Dominé par les grands, Schefatia, Guedalia, Ioukal, Paschehour, Zidqia ne voulut cependant entreprendre contre les nabis aucune persécution 2.

Malheureusement, il se laissa influencer par les sars dans ses rapports avec Assour. Ceux-ci, imprudents, poussaient à une alliance avec Mizraïm où

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