‹ Histoire d'IsraelChapitre 64 sur 311 · Jérém., xxix · texte numérisé non relu

Jérém., xxix

Irmia, de la part d’Iahvé, déclare que tous les petits princes devront plier le cou sous le joug de Nabou-koudour-ousour et combat les mauvais conseils de Hanania et de l'aristocratie Iehoudite.

En Mizraïm, Rahââab-Ouahabra (Apriès) avait succédé à Psamétik II. Pendant qu’Irmia essayait de faire régner la sagesse à Ierouschalaïm, un prophète, emmené en Babylonie avec Ioyakin, la prêchait aussi aux exilés. Iehezqel, fils de Bouzi, avait fixé sa demeure à Tell-Abib, près du Nahar-Kebar 1, le grand canal par lequel Nabou-koudour-ousour avait lié l'Euphrate etle Tigre. Au milieu de familles distinguées d’Iehoudites, le grand nabi vivait avec sa femme. La colossale civilisation de Basel, avec ses énormes Keroubim, emplit son imagination, que teignent les couleurs ardentes du soleil se couchant dans les grands fleuves. Eternellement, on admirera son chant sur la ruine de Tyr et sur celle de Babel. Cependant, comme tous les poètes d’une imagination débordante, il a le tort de ne jamais décrire rien dans sa nudité; toujours l’image, et même l’allégorie, — Tout en encourageant ses compagnons d’exil, le nabi envoyait ses reproches à Ierouschalaïm, où les grands se livraient aux encensements adultères, et où les femmes juives lamentaient Dammouz.

Dans la ville sainte cependant, il fallait être bien aveugle pour se réjouir. Délivré des embarras que lui avait suscités la mort de Vakistarrana, Nabou-koudourousour se tourna contre les princes de Palestine qui, malgré leurs serments, avaient follement intrigué contre sa puissance. Restant lui-même à Ribla pour contenir les Palestiniens du Nord, le sar détacha contre Ierouschalaïm une forte armée commandée par Nabouzir-iddina (le dieu Nabou donne une postérité, Nabuzaradan ).

Entourée de toutes parts, la ville fut prise d’une grande angoisse, La faim l’étreignait plus encore que

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