ZIDQIA ET LA CAPTIVITÉ DE ZI1ON
les bandes babyloniennes. Incapable de résister plus longtemps au milieu d’une’population décimée par toutes sortes de souffrances, Zidqia, avec le reste des combattants, essaya de s’énfuir par les jardins royaux et par un canal courant au nord-est de la ville. Son dessein était de gagner l’Iardèn. Mais près d’leriho des cavaliers kaldéens l’atteignirent et s'emparèrent de sa personne. Amené à Ribia près de Hamath, Zidqia dut assister à un horrible spectacle, Nabou-koudourousour fit égorger devant lui ses fils et les principaux habitants d’Iehouda; après quoi, il envoya le roi vaincu, chargé de fers, à Babel (août 587).
Trouvés dans Ierouschalaïm, le grand-prêtre Seraya, le sar du temple Zephania, l’eunuque chef de la guerre, le scribe de la milice, firent partie de la captivité. À Babel aussi furent transportés les métaux précieux dont le temple était rempli.
Dans la ville sainte, les rudes Assyriens avaient tout souillé; ils avaient violé les femmes, les vierges et jusqu'aux adolescents 2. Avec quelles larmes la poésie a pleuré les douleurs de la fille de Zion, de la noble cité, gisant dans la poussière, aux portes de laquelle il n’y a plus de zeqénim et où l’on n’entend plus les chœurs des jeunes gens3! Le temple et les murs de la ville tombèrent sous les coups des vainqueurs.
Jaloux de la gloire d’Ierouschalaïm, les peuples d’alentour saluèrent avec joie sa ruine. Chose étrange, c’est la destinée de la nation juive de n’éveiller jamais autour d’elle que de violentes antipathies! Sur la destruction du sanctuaire, Ammon cria le éäh joyeux,