Jérém., Lu
2. Jérèm., Lamentations, v, 11-13. Les cinq élégies appelées Lamentations, si elles ne sont pas d’Irmia; sont certainement l’œuvre d’un contemporain, d’un juif qui a fui la ville sainte et s’est réfugié en Moab ou en Égypte.
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ainsi que Moab. Toute la Philistie se réjouit{, ainsi qu'Edom, qui n’oubliait pas les milliers de montagnards fauchés autrefois sur ses rochers par Ioab et plus tard par Ouzia.
Dans le pays d’Ichouda continuèrent d’habiter, mélés aux Kuthéens, les restes de la nation juive. Guedalia, leur chef, petit-fils de Schaphan, avait établi un autel à Mizpa où se rendaient, en même temps que les fidèles Israélites, ceux de Schomron.
Tristes, dans une terre désolée, les débris du royaume de David trouvèrent encore le moyen d’ajouter à tant de misères. Guedalia représentait le roi de Babilou. Retiré chez les Ammonites, Ischmaël, un Iehoudite, fond sur les agriculteurs et les pasteurs soumis à Guedalia, tue des hommes de Schekem, de Schilo, de Schomron, après avoir assassiné leur chef lui-même. Il fit comme une ghazzia des Iehoudites et les entraîna vers le pays d’Ammon. Mais, chemin faisant, sur la route de Mizpa, il fut arrêté tout à coup à Guibeôn par Iohanam, fils de Qaréah, et regagna presque seul la terre d’au delà .
Quittant ce pays ouvert, exposé à tous les brigandages, Iohanam se rendit en Mizraïm, où, tout en protestant contre ce départ, le suivit Irmia. Celui-ci continue toujours d'affirmer qu’il est inutile de lutter contre Ja toute-puissance de Babel.
Assez doux du reste se montrait le grand roi à l'égard de la captivité. Aux bords des fleuves de Babel, les Hébreux pouvaient vivre selon leurs propres lois, plus peut-être que ceux qui s'étaient installés comme Irmia dans la terre de Mizraïm. Riche était la contrée; le blé poussait a foison sous les grands palmiers. Non seulement les Hébreux eurent des terres à cultiver, des chevaux, des ânes; mais dans la ville de Terédon, que Nabou-koudour-ousour fit bâtir, au milieu du golfe formé par les doubles flots de l’Eu-