Ezéch., XxXYI
c2 HISTOIRE DU PEUPLE D’ISRAEL.
gir devant les proscrits, La cité rebâtie aura douze portes, selon le nombre des tribus et portera le nom d’Iahvé-Schama (Iahvé a entendu). Là, gouverneront non plus des rois, mais des nassi ou conducteurs de Ja maison de David.
A côté d’Iehezqel paraît, dans la ‘captivité, le second Eschaya. Si ses visions sont moins colossales que celles du fils de Bouzi, elles sont peut-être plus idéales encore. À ]à Ierouschalaïm future il donne des murailles de saphir 1 et une joie sans bornes :
« Je m’épanche sur elle, dit Iahvé, comme un fleuve de paix. Vers elle affluera Ja gloire de tous les peuples. Kourous avance pour cette œuvre?. » Relever Ierouschalaïm, tel est aux yeux d’Eschaya le but de toutes les conquêtes du héros persan.
Les pas de Kourous, en effet, retentissaient déià ; a Batilou, on aurait pu les entendre et prévenir cette etfroyable invasion qui allait couvrir la capitale des sars
Moins enivrés, plus clairvoyants, les nabis hébreux avaient mieux la conscience de ce qui se préparait. Rien ne troublait leur âme; ils vivaient dans Ja sérémité de leurs belles visions, chantaient leurs psaumes, colligeaient probablement leurs écrits historiques, les quatre premiers livres du Pentateuque, Josué, Samuel, une partie des Roïs.
Ils avaient l’amour de Ja Thora, et celui de la patrie, dont ils entrevoyaient les splendeurs futures. L'oreïlle ouverte, attendant la délivrance, ils eurent
de bonne heure toutes leurs pensées fixées sur Kou- Tous.