ÉPOQUE PERSANE
Conquête de Babel. — Le retour de la captivité, — Zeroubabel et le second temple. — Ezra. — Nehémya. — La grande synagogue. — Les Sopherim ou Scribes. — Influence du parsisme sur les croyances d'Israël. — Fin de la domination perse.
viz-Marpoux, assez favorable aux Juifs, avait été tué par son beau-frère Nirgal-sar-ousour qui lui succéda (559) et agrandit Babiloui. Après un règne très court, ce sar s’éteignit laissant le trône à son jeune fils Bel-labar-iskoun (555).
C'était un adolescent pervers, qui fut la victime d’une conspiration. La même année, Nabou-Naïd devint le sar de Babilou; prince glorieux, qui travailla à l’embellissement de Ja grande ville et fit bâtir des zigurrats aux dieux ?.
Après lui apparaît Bel-sar-ousour (Balthasar) (37). C’est sous son règne que va se passer ce grand événement de la prise de Babilou par Kourous, dont la conséquence sera le relèvement d’Ierouschalaïm.
ne ideflae DhiS set pl. 67:
2e A DOI pli S8ar et pl. 69,
Le roi perse, après avoir pris Sardes, dompté la Grande-Phrygie, la Cappadoce et le pays des Arabes, enveloppa Babilou de sa nombreuse armée.
Malgré cette épreuve, la ville, bien pourvue, s’apercevait à peine du siège. Cependant les grands s’y amusaient. Le 16 du mois de Loüs (juin-juillet) on y fit comme d’habitude la fête des Sacées, ces bacchanales babyloniennes, où pendant cinq jours les esclaves commandaient à leurs maîtres; l’un d’eux, appelé Zaganis, était même le roi de la ville.
Le jour du 16 août, quand la ville était plongée dans une joie délirante, Kourous, détournant l’Euphrate de son lit, y pénétra tout à coup. Terrible apparition ! Conduits par Gobarva (Gobrias) et par Gadatas, les rudes Perses tombèrent sur ce peuple joyeux, et de son sang inondèrent la ville. Aux éclats de rire succèda tout à coup le râle des blessés et des mourants noyés dans leur sang. Pénétrant dans le palais, les vainqueurs égorgèrent les gardes royaux avec Bel-sar-ousour lui-même.
Une belle page attribuée à Daniel, mais écrite par un écrivain juif postérieur, dépeint cet égorgement imprévu. Pour la postérité juive, Bel-sar-ousour fut frappé parce qu’il avait profané les choses saintes d’Iahvé:
« Le roi Belschasar fit à ses grands, au nombre de mille, un grand festin, et devant eux but du vin. Ivre, il commanda d’apporter les vases d’or et d'argent que Neboukadnézar, son père, avait enlevés au ternple d’Ierouschalaïm, pour qu’il y pût boire, lui, le roi, avec ses grands, ses femmes et ses concubines. Dans les vases tous burent, après quoi ils célébrèrent leurs Elohim d’or, d’argent, d’airain et de fer, de bois et de pierre. En ce moment, saillirent les doigts d’une main d'homme qui écrivaient en face du lustre sur la muraille du palais royal... Tremblant, le roi cria de toute sa force que l’on fit monter les astrologues, les kasdim et les devins.. Aucun ne put lire l’écriture... Alors la reine, entrant dans la salle du festin,