Esdr., iv
poussés fut d'empêcher l’œuvre des Juifs. Auprès du grand roi, ils essayèrent de perdre les Israélites, les représentant comme désireux de reprendre leur complète autonomie. Occupé par une guerre, Kourous n’écouta pas cette dénonciation.
Ce roi trouva la mort dans une expédition contre les Massagètes (522).
Kambousia (Cambyse), son fils et son successeur, reçut contre les Israélites une lettre des Samaritains, soutenus par les satrapes. Elle avait été rédigée par Rehoum Beël-Teëm (le maître du goût) et Schimschaï, le scribe.
Irrité d'apprendre qu’Ierouschalaim menaçait de devenir un centre de révolte, Kambousia ordonna de suspendre les travaux du temple. Avec les matériaux accumulés pour cette œuvre, les grands des Hébreux se bâtirent de belles maisons.
Il était loin d’être réalisé, l'idéal de la belle Jerouschalaïm annoncé, dans l'exil, par le second Isaïe et par Iehezqel. À peu près nulle est la récolte; rien à Ja vigne, au grenadier, à l’olivier. Partout la faim, avec des ruines qui ne se relèvent pas. Ça et là seulement, des maisons, lambrissées de cèdres, se dressent comme une insulte au temple détruit d’'Iahvéf.
Devant un spectacle si lamentable, le courage du peuple faiblissait. Pour le relever, Zekaria III faisait luire la vision d’Ioschoua, le grand-prêtre, incarnation du peuple juif. Couvert d’habits sordides, le cohène hagadol paraît devant le maleäk ? d’Iahvé. Il est : au milieu de ses frères, les cohènes; mais à droite se