‹ Histoire d'IsraelChapitre 78 sur 311 · EZRA · texte numérisé non relu

EZRA

Eliaschib, le grand-prêtre : ce ne fut pas à lui, mais à un Aharonide, Merêmot, ainsi qu’à un autre cohène et à un lévite, qu’il remit le trésor.

La communauté juive d’'Ierouschalaïm avait violé la Thora par ses nombreuses unions avec les étrangers; le sang d'Israël s'était mêlé à celui de Moab et d’Ammon, de Mizraïm et de Kenaan.

En lJ’apprenant, Ezra déchira son manteau et son méhil, arracha les cheveux de sa tête et sa barbe, et s’accroupit tout gémissant. Dans l’avant-cour, il fit à Jahvé, devant le peuple, une prière ardente de pardon 1. Tout Israël pleurait avec le sopher. Schekania, fils d’Iehiël, ’adjura, au nom du peuple, de marquer ce qu'il fallait faire.

Le vingtième jour du neuvième mois, la captivité réunie à lerouschalaïm dut promettre à Ezra de renvoyer les épouses étrangères, Pour veiller à l’exécution de ce dessein, le sopher établit des sars dans les différentes localités d’Iehouda. Cette mesure fit couler bien des larmes en Israël. Quelques fils de cohènes, unis à des étrangères, offrirent, en s’en séparant, un bélier comme holocauste à Iahvé.

En deux mois furent consommées toutes les ruptures.

À la fête des Soukkoth (tabernacles), le peuple, comme aux anciens jours, campa sous les branches d'oliviers, de myrtes, de palmiers, coupées dans les montagnes?, Ezra lut la loi, dont les lévites donnaient l'explication.

À partir de ce jour, Israël, séparé de tout contact étranger, reprenait toute sa pureté.

Cependant, à la suite de ces déchirements, des épouses et des enfants chassés, il y eut un grand trouble dans la société juive. De plus, la haine des peuples voisins acquit une grande violence contre

LP SUrN ER 2. Nehém., vi.

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Israël. A Ja tête des tribus ennemies paraissent deux hommes puissants, Sanballat et Tobia. L’Ammonite Tobia et sans doute aussi Sanballat ! étaient alliés avec des familles juives. Contre Ezra ils commencent une guerre acharnée, Dans Israël, où le dur Ezra avait blessé tant d’affections, les deux gentils semblent avoir eu des complices.

A cette date, peut-être, il faut placer la composition de l’idylle de Routh, où sont glorifiés les mariages avec les étrangères, et où l’on voit des Israélites unis à des femmes moabites ?,

Du reste, la rigidité d’'Ezra était, pour Israël, la source de vives souffrances. Obligée de se tenir en garde contre les étrangers, entourée des Samaritains hostiles et belliqueux, Ierouschalaïm ressemblait à une maison de deuil à. On avait faim dans la ville. Les Aharonides et les lévites durent demander leur subsistance à un autre travail qu’au service du temple. Irrités contre Ezra, des personnages considérables contractèrent des alliances avec des femmes étrangères.

Mais, au milieu des difficultés, augmentait le courage du sopher. Sa pensée se tourne vers Schoschanna, séjour des rois persans.

Artakhsatrà laissa en 424 sa succession à Khsayärsà II, qui ne fit guère que passer sur le trône, où vint s'asseoir, après deux mois, Sogdianas.

Darayavous II parut sept ans plus tard, et eut pour successeur, en 404, Artakhsatrà II Mnémon.

À la cour de ce dernier, Nehémya, un Juif, exerçait, l'emploi d’échanson. Son frère Hanani (ma grâce) venant d’Ierouschalaïm, de la part d'Ezra, lui dépeignit,

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