‹ Histoire d'IsraelChapitre 80 sur 311 · Nehémias · texte numérisé non relu

Nehémias

Tobia, l’Ammonite, ne pouvant s'opposer à cette œuvre, la couvrait de ses sarcasmes. « Qu’ils bâtissent ! criait-il à Sanballat : le premier chacal qui s’élancera contre leur muraille la renversera ! »

Quand les murs s’élevèrent à la moitié de leur hauteur, la colère des ennemis éclata. Moabites, Ammonites, Arabes, Aschdodites, excités par Tobia et Sanballat, harcelèrent les Hébreux!1. Sans hésiter Nehémya accepta Ja lutte.

Une partie des Juifs veillaient en armes, pendant que les autres travaillaient. Avec une feinte douceur Sanballat et Tobia prièrent Nehémya de descendre vers eux. Ils avaient l'intention de le tuer. Perçant leur dessein, le satrape des Juifs se garda de donner dans le piège. Alors ils lui reprochèrent de viser à la royauté.

Toute sa subtilité était nécessaire à Nehémya pour éviter toutes les ruses de ses ennemis. Par Schemaïa, un affidé, Sanballat le pressa, pour éviter la mort, de se retirer dans le temple. Il comptait, par là, le compromettre auprès du peuple. Nehémya déjoua tous ces pièges.

C'était un esprit moins doctrinal, mais infiniment plus souple et plus généreux qu’Ezra, le type du dur rabbi. Elevé à la cour la plus magnifique, il avait le dédain de ces trésors au milieu desquels il avait vécu comme enseveli. Aussi le peuple l’aimait. Il réprimandait souvent les grands de ce qu’ils exploitaient la détresse populaire. Dans une révolte, causée par le manque de vivres, il put s’écrier devant la foule des Juifs : « Depuis douze ans que je suis péham (chef) dans la terre d’Iehouda, ni moi ni mes frères nous n'avons mangé les provisions dues au péham... Jai nourri à ma table des Juifs et des officiers royaux, au nombre de cent cinquante, ainsi que des gens venant à nous des nations voisines 2. »

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