LA SAGESSE DE BÈËN-SIRA
tire qui ait jamais été faite contre le riche, qu’il identifie avec l’impie.
Contre les belles chanteuses et danseuses dont les hellénisants égayent leurs festins, bèn-Sira s'élève avec violence, et joint à ses objurgations une peinture peu flattée des filles d’Israël :
Une fille donne à son père des chagrins intimes, ‘Etes soucis qu’il a pour elle lui enlèvent le sommeil.
Rien de plus fin que le morceau tout entier; nulle part la psychologie n’a atteint un tel degré d’observation subtile et amère.
En face des Juifs, traîtres à Iahvé et à la Thora, il fait paraître les douces et austères visions des grands hommes d’Israël : Hénokh, Noah, Abraham, Izehaq, lagob; Mosché, aimé d’Elohim et des hommes; Aaron, aussi grand que son frère; [oschoua, fils de Noun, devant qui recula le soleil; Kaleb, et tous ces schofetim, fidèles à Iahvé, et dont la mémoire doit être glorifiée ; Schemouël, le grand nabi, dont la voix était accompagnée par les éclats du tonnerre d’Iahvé; Nathan, successeur de Schemoüel; David, qui, dès son enfance, jouait avec les lions comme avec les chevreaux, et de tout son cœur loua celui qui l’avait créé; Schelomo, dont l'intelligence, dans sa jeunesse, débordait comme le Nil, et qui a rempli le monde de ses proverbes et de ses chants; Eliya le Thesbite, à la parole ardente comme une torche : Elischa, que les rois n’effrayèrent jamais, et qui, dans le sommeil du tombeau, prophétisait encore: Iehisqia, qui frappa l’armée de Sin-akhi-irib; Eschaya, le grand nabi consolateur de Zion; Ioschiya, dont la mémoire est comme une délicieuse composition de parfums; Irmia; Iehisqiel, qui eut la vision de gloire; Zeroubabel et Ioschoua bèn-[osédeq, restaurateurs du temple; Ne-