‹ Histoire d'Italie, de 1789 à 1814Chapitre 4 sur 7 · I. . lO · texte numérisé non relu

I. . lO

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. tenaut y établir un gouyerxiexx)[ent anarçh;qiie çt bafbare^ Cç$t,ppiT^r vpus,. 4îsaient-^s, iffi Revoir .§acré d^arraç^Lçr au joi^g d'hpmipes féroçjçs 4^s peuples çnqore ^^louisde l'éclat de votre r^put^- ,tion.,ïlepreMZ vos armes généi^uses^ ^faijtes.4es proclamations 9 rassembles: des sol^a^s^ jp^çli^ .au conibat ; . une autre gloire ,^ jme ^utre libeiptié, de . nouyelles bénédictions dçs peuples vous attei;4^^^^« Ces démarches dui^ent depuis . loa^tefpps ^u-* jprès de .Papli ,, et lui-même ne p9}:fvait. suppor^çr le nouvel ordre fje cl^oses; ; mais , avant (leirien^en- ^treprendre, il étAÎt importent cjjie rAj^gletejr^p se déclarât. La présence de ses flotf(^,4tajt n^ces* .ssdre daQS la Méditerranée, po}|r y ba^fiçer la puissance d&la,mar;iie fraijiçaise , et.in^^spçosi^e au succès du awxuviçm^nt projeté- il .^ 49119 .ré^pluy d'i^n conmmn^conçeutement, qu'oa^lten- ,drait le m^ifeste de F Angleterre > et que^ 9^?^ dant, pu entretiendrait Ip mcjcqn^enten^eqt giene- .ral» Ainsi , la ligue espérait trouver au ,b^in un appui dans la.Cors^; avantagie.très ip[iport4fU jpour l'Angleterre , ^çt qui intéressait la si^i^^é 4e .la S^rdî^igne et ^e l' Italie elle-piêpie.

gleterre , Je rpi de Sardaigne recevait ^picore ,un jpuissapt secQurs de son aliji^ce jayec l'^pjigne- ÇeSjdiçu5C TOjraumçs combattaient ,pQur le .j:^me ^ut quoig^ue éloignés Tua de l'autre , et H ,4tait ey^ident qjie plus la France enyerrjdt dç ^rqupes x^

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les Pyrénées y mokais ^le pourrait cm -âiriger ^a côté des Alpes. Les forces navales du roi d'Espagne n'jétaient pas non plus it mépri^t* ^ et ^les lui offi?aient de géaodes &ciliiftés^ lânt pour 'défendre ^soEi propre territoire que pow envahir celui ^ là Frasice y «i la fortune se uvontrait favorable.

A toutes ces espérances s'eu joignaient "d'autres très fondiées. En effet ^ les a31i^ se montrant en £M*ce«uries£rontièt«s méridionales delà ÏVance^ il devait s'opérer en leur laveur dans ces provinces, et contre le gouvernement de Paris, des mouvemens d^une haute importance. C'était ce qui anitiiait le pins lé roi de Sardàigne, toujours jaloux de réunir ^ sa couronne la Provence et le Dau^në. LVspoir de so^lèvemens favôrid^les à la coalition dans les provinces voisines de l'Espa-^ gne et de l'Italie, n'était point une chimère. La cessation du comntieree occasionnée par la guerre, y aratt excité de vioLens mecontentemens , et les horreurs commises à Paris, agissant sur les esfN'its les plus sains , y faisaient détesta les auteurs de ces forfaits. Il se trouvait aussi des hommes^ féroces qui regardaient comme perdu tout le temps dérobé au meurtre et à ta rapine. Ces pensées' diverses , louableB et criminelles , agitaiait surtout Marseille et Lyon , villes considérables , rivales de Paris, que le commerce avait enrichies pendant la paix , et que la guerre présente réduisait a la pauvreté. Le nom de roi de Sardaigne était odieux

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dans la première 9 on Teateadait favorablement .danâ 1^ seconde. . .

Cette disposition dés esprits était. connue de$ alliés , surtout par le moyen des. habiles espions de la cour de Turin, qui avait l'art de se ménager des intelligences en Savoie et dans le. comté de Nice, avec les magistrats aussi-bien qu'avec les .çl^ef&de l'armée. Dé leur côté, les jacobins jse doutaient.de ces pratiques. Aussi les mutations dans les .ofl[iciers étaient-e^lles fréquentes; et, comme ils agissaient sans discerpenaent et sans prudence , il ^qur arrivait souveat de punir les innocexts. et.de récompenser les coilpablê^.: Au milieju de toutcela, les supplices, et. .les. confiscations, continuaient à indigner le peuple ; de sorte, que Tàversibn naturelle aux Frànça^ pour l'étranger qui viole leur terri toîrei^t veut s'immiscer dans leurs, affiôres , diminuait sensiblemçtnt , et avec elle les obstacles à l'invasion projetée. Tel était l'efiroi qu inspirait la haciie révolutionnaire , que le plus grand nombre préférait le joug de l' étranger à la tyrannie na-r

tionale.

Le plan de campagne del'.empereur et du roi de Sardaigne était celuiw^i : parmi les nouveaux régimens arrivés en Piémont , lés troupda légères telles qt^e Croates, pandoures et autres, plus propres. au pillage ^u'aXi combat , ^i^^rent envoyées sur les hauteurs: Les soldats pesamnoient arméjs et la cavalerie campaient dans les plaintes voisines; quant aux

troupes pîémontaîses, plus agiles de leur nature et plus fkïïiîlîères avec les lieux, elles rejoîgfihbeht sur les Alpes les escadrons légers de l'empereur, pendant que le gros de l'arméie autrichienne contenait le peuple dans le plat pays, et se tenait prêt' à marcher partout où Ténnemi aurait pu dëboii- ' cher. Le commandement de l'armée confédérée, en Piémont, fut confié par l'empereur au général Dévins, homme estimable parvenu par son courage , des emplois les plus inférieurs aux' grades les plus élevés, et qui, dans toute occasion, avait fait preuve du plus grand talent militaire.

Cependant, qiielques pratiques secrètes aVaiènt eu lieu entre la cour de Turin et ses partisans à Lyon et en Provence, afin de convenir des moyens propre^ à faire réussir l'entreprise projetée. Placés plus'aucetatre, plus voisins de l'Allemagne qui' était l'âme' de là guerre, les Lyonnais avaient aussi plus de persévérance dans leurs projets que les Provençaux , et c^était avec eux principalement que se poursuivaient les traités. Des hommes Mrs se rendaient alternativement dé Lyon à Turin, et de Turin à Lyon ; lorsque les négociations furent suffisamment avancées, M. de Precy, député des Lyonnais, se transporta secrètement -à Turin pour y arrêter les dernières mesures. L-'émpereur et le roi se montraient tout prêts à seconder ses eflbrts. Plusieurs conférences eurent lieu; de Précy y' fut admis. Devins et lui ne se lais-

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ssâeat point ayeuglBr par la pas&ion y ih vayaieBf les choses sous leur Teritable aspect ^ et ne tardèrent pas à s'entendre. Leur avis était qfii^, laissait une partie des troupes sur les Alpes maritimes ^ pour tenir de ce côté l'ennemi en ëoliec y on dirigeât le gros des armées autrichiemie et piémontaise contre la Savoie^ d'oùronmarcherait sur Lyon. Nul doute:, suivant euK^ qu'après la jonction des deux corps en cette yille^ l^s popu*lations voisines et les Provençaux eux-mêmes, attendu la vivacité et la légèreté de leur caractère , ne se fu$se^t: levés en masse k la nouvelle d'un si grand événement. S'il fut jamais un dessein approprié aux circonstances et d'une réussite probable, c'était celui4à, sans doute • Les auteurs s'en promettaient les plus heureux résultats; maïs le roi Victor n'y voulut t poiuit consentir, écoutait alors la générosité plus que là prudence. Son ressentiment contre les peuples de Savoie était extrême, et venait de leur empressement à^reee-* voir les Français qu'ils continuaient d'aider de leurs conseils et de leurs forces^ Victor s'irritait de voir les hommes de cette province les plus considérables par leur vertu, leur savoir, et leur courage, prendre chaudement le parti de là France , lever des . soldats , et mettre t<9tuis leuirs soins à consolider le nouveau ^ûvemement* n voyait en outre , avec, un chagHn^ amer 9 cette légion des Allobroges organisée pfur^ le médecin

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DCTp^t^ hoinmé sîtigtiîîer à la vërîfé, màîs pléîti ài^ptity et qui avait ëiûblraâsë avec beaucoup d'ar- ' d^r les docîtrittiÉs dû jour : Si cette lé^n , cottitare off 'n'en peut doîuter , nuisait beaticoup att rôi par ses actes, elle Texaspéraît davantage encore par~ ses railleries.

Les habitans du'coifttédé Nice se corAportàîent" tout différemment ; plù^ récalcîff^àtis'dé leur na^ tui^è, péut-^trè aussi pltt opîmâtres, soit^r trop de rudesse' datis le caràctèi-e , soît pblr plus dé' sagesse à mieiix juger lés uto'pîés^de^'etlè époque', ils supportaient impatiemment le nouvel oindre de choses , informaient de tout leur anciien niaitrè, apbstàl^nt 'dés bandes a#mëès dans lés défilés des môntagi^eë ', harcelaient conf îùuéllément les? fVaûçaîs , et létu* fai)âaient téùl le mal 'qu'ils pouvaient leuï*' faire.

D'après bès considérafions , le roi Victor, montrant plus d'aMeur' daiils ses désirs que de prudence dans se^ résolutions, par amour pour ses chét^s Niçai^ds , par dépit contré' ses sujets de Savoie, ne voiilùï jamais entendre parler d^afif^anchîr les seconds de là tyrannie français aVant d'en avoii^ affi:*andhi les pi*etïilérà. Jfequ'à ce que son fidèle cbiAKc fût rentré sous sa doïnidàtion, leô instant lui séh^blâibnt dés siècles : conséhtànt volôlutiérs pbUi*lés cotfîgér , <liSait-il , que ses peuples dé Savoie géûtassetit jusqu'à satiété dil gôuvèrnénient finançais ; mais, en croyant lés châtier, il/

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leur^accordaîtce qu'ils désiraient avec le plus^d'emppessement. N'ayant donc pu vaincre Tobstînation du roi , Deyiûs et de Précy convinrent de placer sur les frontières de Savoie des troupes suffisantes pour arrêter les efforts de l'ennenii , de se porter euxmêmes en avant si l'occasion s'en présentait ^ et d'attaquer le comté de Nice avec le gros de l'armée^ aussitôt que le moment favorable serait arrivé.

De là vinrent tou& les malheurs qui suivk*ent. Devins se plaignit hautement que le roi de Sar^ daigne lui avait enlevé l'occasion de s'illustrer par une grande victoire.

Pour conjurer l'orage qui les menaçait , les Français eurent recours à trois moyens : la guerre^ les traités et la corruption. Quant à la guerre, ils résolurent de donner à un seul général le commandement des deux armées des Alpes supérieures et inférieures, dont la première s'appelait l'armée des Alpes, la seconde l'armée d'Italie. Us pensèrent en cela que, comme il y avait unité de but, il était avantageux qu'il y eût unité de conseil. Persuadés ensuite, soit sur de vains soupçons, soit d'après des preuves réelles, que plusieurs de leurs généraux mécontens de l'état , ou le servaient froidement, ou s'entendaient en secret avec les Sardes, ils songèrent à placer à la tête des deux armées un homme, non seulement d'une valeur éclatante, mais aussi d'une fidélité à l'épreuve. Le choix tomba sur le général Kellermann , qui

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dernièrement avait acquis tant de gloire contre les Prussiens sur les rives de la Marne. Tous' les hommes que Ton put rassembler sans nuire à la guerre importante qui se faisait sur le Rhin> on les dirigea vers les Alpes; de sorte qu'à Touverture de la campagne ^ il s y trouva une armée de cinquante mille soldats bien disciplinés, pleins de courage 3 et animés d'une ardeur sans exemple. Kellermann en prit aussitôt le commandement.

Considérant que l'étendue de la frontière en rendait la défense difficile sur tous les points à la fois^ que l'ennemi se montrait menaçant, principalement sur ses ailes, c'est-à-dire du côté delà Savoie et de Nice, il résolut d'établir son quartiergénéral à une distance moyenne entre les deux, afin de pouvoir secourir avec une égale promptitude, ou le duché ou le comté, en cas d'attaque de l'un ou de l'autre. La position de Tournus dans la vallée de Queiras paraissait convenir à ce dessein , attendu qu'elle se trouve à une distance à peu près pareille de Nice et de Chambéry. A la vérité, cette position n'ofirait pas la facilité de se porter en avant, puisqu'elle est fermée par des précipices; mais elle donnait le moyen de correspondre avec les deux ailes. C'est pour cela que Kellermann y plaça son camp, y dirigea des troupes, des armes et des vivres. Mais la défense était toujours difficile, parce que les alliés occupaient les sommités des Alpes sur toute

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la ligne 9 <]U'ils pouvaient aiséaient en descetiârè^ combattre des hauteurs et chasser les Français. Pour parer a ce danger, lef général répul£cain répartit habilement ses troupes dans les vallées qui aboutissent à des chemins plu^ faciles vers l'Italie. Cest ainsi qu'il garnit Termîgnon et Saint -Jean- de -Maurienne, Môutiers dans la Tarantaise, et plaça, pour plus de sûreté, im gros corps à Conflans où se rejoignent les deux vallées de l'Isère et de l'Arc. Dans les Alpes maritimes , où les Fiénmntais et les Aufriéfaiens occupaient les meilleures positions, à droite sur la montagne de Raiis, à gauche sur les hauteurs qui dominent les Sources, att centre par l'occupation de h. forteresse de Saorgio, Kellerman, eh développant son armée depuis la Roia jusqu'à Tehdroit où la Nembia prend sa source, parvint à gamîi^^ tous les sommets accessibles des montagnes, et posa le camp du centre sur le mont Fogasso; puis, comme son aile gauche se trouvait la plus exposée, à cause de la facilité des passages et dé la proximité de la ville de Niée, premier point de mire deis alliés, il ajouta aux forces dont taons avons parlé un gros escadron de réserve' ' sur les hauteurs de Boletto.

Telles furent les dispositions militaires de la France. Quant à ses négociations, elles eurent pour objet d'armer Constantinople contre l'Aù-* triche et; Venise; elle échoua dans ce projet. ïâle

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es$aja aussi de sr'atlacher Venise ^ en lui promet^ taiit dès secôurff prompte et' constdërables y et un agrandissement de territoire aux^ dépens dés états de l'empeireur ; mais: 1er effotts- tentes à G)nstan*^ ttnDpleiaUpiraient'de la' défiance à la république , et le gouvemcwient déréglé de la France n'était paB fait pour ht rassurer. D'un autre d6téy le voi* sinagê de l'AutHche ,.sa puissance^ la présence de ses armées an cœur des états yéniticDS^ inspiraient à la répuhUqne une crainte trop bien fondée. Venise sayait, en outre, que les petits qai prennent partiaux demies des grands sont toi^^urs pris les premiers pour victimes y et cette considération l'éloignâit encore de s'embarquer sur< une mer aussi pârilleuse. Elle persévéra en conséquence dans son système de neutralité ; offi-ant seulement aux Français, dans les états de la république, tous les avantages accordés aux puissances confédérées. Le roi de Sardaigne, par la force de ses armées et la position géographique de ses états, était comme la base principale de la coalition; aussi les chefs du gouvernement de France ne balance-, rent'^ils pas aie tenter par des promesses. A' cet effet, qudkfues^ pourparlers secrets eurent lieu entre un agent de Robespierre pour la France, et le comte Virettipour le rc». Ge dernier, en* core bien qu'il s'entendit peu à la politique, avait une grande part dans toutes les affaires impor^ tantes. Robespierre demandait au roi la Savoie

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et le comté de Nice , la réunion des années de France et de Piémont, on du moins la neutralité du Piémont > avec le passage pour les troupes françaises. Il promettait au roi, en retour*, garantie pour .ses états, et la cession de toutes les conquêtes qui seraient faites sur l'empereur en Italie; ajoutant que, si le roi voulait donner la Sardaigne à la France, celle-ci lui donnerait l'état * de Gènes en compensation. Mais le roi, homme de résolution, et d'un esprit tant soit peu chevar leresque, ne voulut jamais .consentir, à s'allier avec la France , disant fort prudemment qu'il n'avait point de confiance dans lès jacobins. Tout espoir de conciliation étant donc abandonné,', on se prépara plus vivement que jamais à laguerre.

Pendant que les ■ républicains de France flattaient ainsi les princes d'Italie, leurs agens, et' surtout leurs journaux qui, malgré la surveillance exercée contre eux, s'introduisaient partout^^ensècret, ne- cessaient de répandre des germes funestes parmi les peuples, en les enflammant de ; l'amour de la liberté, et en les excitant à secouer le joug de leurs anciens maîtres. Ces insinuations ne ^ restaient pas sans eflfet , parce que Tltalie ne connaissait encore cette liberté que par son langage , et nullement par ses actes. De là les divisions, ' les machinations sourdes , les factions et le désr* ordre. . •

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Il tieiS^ra pas^inutik de particulariser ici les idées 'domitlantes àcette époque en Italie^ afin que la postérité puiisse distinguer les bons ^é& mécfaans y reconnaître toutes Iqs embàcfaes et déplorer toutes les faiblesses. Je dirai^ d'abord, quelles hoi|imes s'étaient diyisésûen: deux- grandes classes.: l'une se compMCiit des partisans xle l'ancien gouyerùement^qui ne wulaiîent point d'innpvs^iQns ; l'antre dés amis de'laicràncé^iqui demandaient une réforme. Parîniiés premiers, quehpaes'uns n'écoutaient que lear:fidélité y d'autres queieur ambition , d'autres enfin, que leur intérêt. Sous ^e rapport diinombre^^ les sujets fidèles L'entportaient et se subdÎTisaient quacMmèmes ainsi qu'il, suit : les hommes attachés par sentiment aux. femilles régnantes y c'é|:ait la pln^faible partie ; ceux qui , par finesé^^dètact et ^r 'expérience, sa^ient apprécier les àoles dwjour, et il. y en avait davantage; ceuxr ^ enfi^n: qui taraient . a leurs anciennes habitudes, et î^étaient lies, phis nombreux. Parmi les ambitieux , on remasqfuait surtout la noblesse qui craignait, avec un gouvernement populaire, de perdre son crédit et son »ttt<»rité.-Il £aiut joindre à ces ^larniers un assez bon- nombre de plébéiens qui prétendaient à la noblesse, oîi du mpins.âux charges dé r^état. En; outre , tous ceux.t^ vivaient de f^ncien gouvernement avaient horreur du nouveau,, et ceux«là. étaient innombi7abLes. Peu leur impoiMbait l'égalité ou le^ distinctions, la liberté

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,ou le despotisme , pourvu qu'ils pusseat jaiw de Jeurs emolumeos ou «a esqpërer. A ces clewicor» ^e réunissaient^ par ifat^ret^ les prélats ricbes et ai«- .sifs; par amour de laiiTeii^n^ les pxiètres yenkueux «composaïKt le ;bas cierge. Tous aourrissaîeiiJt uiie lantîqpe averskm coivlre la Fxanœ; aversioa qu'avaient eu soin de faire ^naâtce les gouvwAeoi^n^ italie;ns , toujours inquiets jde la puiss^aice ^des tFrançaîs jetjdedeurs prétontioiis sur l'Italie. Parmi ceiiQc dont joeosis sveuons de parler , les uns étaient inutiles iBux g0uvernen;iens , d'aïuitees aatts împoi>tance , d'autres .^icore leur étaient Buisilîles. h^ personnes «ubUes jetaient çeUes qui .odnaai&saicaït les hommes et les châees.; les. prinoes trouvaiesri: -en eUes de bons conaeillers . Us tirai^it mmi Wi grai^d secours du bits cdergé et des peuples qv'il instrwsait. On aiiœait désiré s^niement cpus lei^ prêtres ^eussent observé plus de mndératicHU à^ns leur langage 9 parce qu'ien exagérant outre jm^ure les éviénemens de France > ils déi:TOditaieiijt jusqu'à uuL certain pomt leurs propres parcies et la véril^ elle-même.

On i:*egardaii comm». saus importance cecix qm affectaient une sensibîlilé particulière pour Iqs princes^ et qui i^e savaient que flatter dans la bonne fortune^ ou pleurer dans le malbew.

Les hommes nuisibles étaient, les noUes ^t les prélats ambitieux qui croyaient, en affiohan^ beaucoup de hauteur et de présomption^ donner une

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graixje idée de kurconâançe et deileqr $ëcurite* Les* r^rimer par^^ssait dangereux afix gouve^ue- 'inçns.gm cniigpaient ain^i de :mécQAtepter des géps 4oiit ils oyaient besoin ^ .pu )^e déceler ,$a j^iUes^e fiux ^feu^ ^u peuple. La bai^ ^b ces ,^OfX^ifxiçs s'a^t^çh^ft prinqpalaixient à ceux ,4^ la cUsse .paoyenne chez qçft ils supposaient 46 l'in- «str)}ction en raison ^e leurs ét^^^^i^e l'qrgfieil ,€fa jçf^ifon^de l^f^r linstruqtion, et une ,<;ertaix^ au- .tori^ Sip- le p^ftp^e dqqt ils §e ctirouyîft.eBt i4vs rappir^^^l^és. (D|n s^^pelait^ d'up c^té^;^gi(iqii?diis^ insp|ens , tyr^us ; \^e Tautire y s^j^^bitieux , novfi- .teui^^ jficob^^is. JX y avfi^t aixi^i (dans l'état ^ ^4^ j>ér£^tian^ d^sunionfCénéra^e^ c'4<;aitfray^la^oute à l'é^ainger.-

JFaisons cpnnaJ|ti;e ^aiptenajiiit çc^ux ^qi^i penchaient pour les jFTSoiçais^ ou du ^ôins <|ui dédiraient uperéfqirnQie^^^tl'état. jLa le<îtw« d^jéclr^ts phil9$oph|i({^es 4^ France ayâit prçdupjt içneiseqte d'utc^sfes^ Jbçinnes ^gens sans ^^f^pérjenûe du movidei qui croysti^Mà une ère nouyelle^ <[]ai i»é- .vsdei^t x{\i np.\i.i;:eau siède ,d'or. Q^ryoyacis pour )es vices desgauyei:qeq]^n$,ei^istans^ avieug^es pour ce fp^'jàs ay aieijit de ^i;m y ils appeljaiejo^ de lè^fs yce^ une régénér^osi politique. Lies meillejars et les plus ^généreux i^toyens s'étajienit l^Siés ff^e^r dre il qe;t appât. Siéduits par les spécuktj^iis de la phil(S[opi^, qui ^ont /Sondées ei^ principes, ijbs s'imaginaient /que, pour ét^tblii^ panoyi les h^cHumes

i6o HISTOIRE D'ITALIE.

le meilleur des gouvernemens possibles , il suffisait de mettre en pratique ces idées spéculatives, se persuadant, avec une grande simplicité sans doute, que le bonheur du monde ne pouvait et ne devait consister que dans ràpplication de la vérité. Ensuite, comme un gouvernement républicain leur paraissait plus conforme à ces doctrines qu'un gouvernement monarchique, ils se prononçaient en fiaiveur de la république. Tout le monde voulait être, tout le monde se vantait d'être républicain', c'est-à-dire partisan de cette fdrme de gouvernement. Les Français' venaient de l'établir chez eux; les opinionis nouvelles en acquéraient plus de force, et s'appuyaient sur un fait séduisant, parce qu'il était vu de loin et en rap^ / port avec l'esprit de cette époque. La semence germait avec d'autant plus de fecîlité, qu'elle trouvait un terrain mieux préparé à la recevoir et à la faire fructifier. C'est ce qui avait lieu en Italie, en raison des souvenirs de l'antiquité et au moment oii l'histoire de la Grèce €|t de Rdme était dans toutes les mains, enflammait tous lés es— prits. Celui-ci se croyait un Périclès, celui-là un Aristide, cet autre un Scipion; de Brutûs, on n'en manquait pas! et, parce qu'im fameux philosophe français avait écrit que la vfertu est la base des républiques, c'était alors une mode que la vertu. À la vérité , on ne peut nier , et la postérité doit en être informée , parce que nous voulons empê-

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cher^'âûtàhi^que pôssiMè^'qiie par -là, Suite Vô'pi^ nioU flétris^ dès îidmines reôolki!raan<ybies';<'ÀBl ne peut niér^ disibtis-iioU£r> qti^e les utopi^t^<té cette ^pOfi(|tie ^ sous le rapport de 1 amitié^ 'de k sincérité^ de k bomie foi , et déboutes Se^ €[tiftlités qui appartiennent à la vie privée ^'n'aient mérïté non seulement l'estime > mais encore l'adùiiràtionl générale. S'ils sont coupables^ c'est d'avèh» dpu à k possibilité de leur utopie y c'est d' avoir leu confiante en c des hommes pervers, et d'avoir supposé des vertus à cettx dont le cœur était le réceptacle de tous les vices.

L'aveuglement des' utopistes et leur gr»id nombre en Italie, offraient des avantages aux républicains de Frahce. Gepétidant , tous ^es uto*pistée ne pensaient pasr de même. Les plus' mo-

dérés, et c'était la majorité, étaient d'avis qu'il ne fiillait fisiire aucun mouvement, et qu'on 'de«^ vaît attendre en pàix le résultat des événemekis. D'autres , plus hardis , prétendaient qu'il fallait favoriser ouvertement l'entreprise , se réuïiissaient en assemblées secrètes , entretenaient ^leis , intelligences avec k Frahce , et , pour atleiiodbriB un bien imaginaire, basaient usage de moyena condamnables.

Au-milieu de tous ces partis s'en élevait un autre, comme c' est k coutume, de gens perversqui dissimulaient leurs desseins coupables , au moymi des grands mots de vertu, de république, de

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