‹ Histoire d'Oliver Cromwell Par J.M. DargaudChapitre 140 sur 177 · LIVRE DIXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE DIXIÈME

compta ainsi une centaine de députés de plus, tous hostiles, tous déterminés, tous implacables. Haslerigh, que Cromwell avait désigné pour la chambre des lords, où il eût été déporté et impuissant, préféra la chambre des communes, où il demeura avec toute son influence, heureux de donner par son choix une preuve de son estime aux communes et de jeter aux lords son déda'n.

Le jiarlement de 1G.'>6, dans sa seconde phase de 1057, fu,t donc divisé en deux chambres et en deux esprits. La chambre des communes, sourde aux exhortations de Cromwell, qui lui insinuait la concorde, s’exalta de plus en plus sous la parole ardente de Haslerigh et de Scott. Elle attaqua la chambre des lords, composée par le protecteur de la famille du protecteur, de ses fils Richard et Henri, de son gendre Fleetwood, de son beau-frère Desborough , d'officiers et de jurisconsultes, ses créatures , en un mot, de législateurs pres(jue tous serviles. L’opposition allait très-loin dans ses espérances. Le projet de ses chefs était tout radical. Ce n’était rien moins que la résurrection de la république sans protecteur et .sans chambre des lords. Cromwell savait tout à mesure. Il consultait pour la forme Thurloe et ses principaux conseillers. Quoique consumé d’une flamme intérieure, il paraissait calme. Il observait en silence le progrès de la sédition légale. Il se contint pendant quatorze jours. Tant qu’on ne touchait pas à l’armée, il patientait; mais lorsqu’il apprit qu’on se disposait à infester les régiments d’une pétition suspecte et tumultueuse, il fit explosion. Il sortit, un matin, de White-Hall avec douze gardes et son neveu Henri Cromwell, du même nom que son second fils. Il monta dans une voiture très-simple à deux chevaux et courut à Westminster. Il pénétra vivement dans la chambre des lords et causa un moment avec Fleetwood qui le suppliait de se modérer; mais sans plus de retard, il manda les députés des communes, et, les regardant en face, il les apostropha en homme qui a pris sou parti. Sa démarche était comme une stratégie, et son discours comme une de ces charges qu’il exécuta d’un élan imprévu à Worcester et dans toutes ses grandes journées militaires.

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- Messieurs, dit-il, ce n’est pas moi qui ai rien usurpé, c’est vous qui m'avez fait ce que je suis. Le ciel et la terre m’en sont témoins. Croyez-vous que je n’aurais pas mieux aimé garder mon troupeau de brebis à la lisière de ma forêt? Mais puisque, sur votre demande, j’avais accepté le protectorat, je devais compter sur votre appui. Cependant vous soulevez des troubles dans la nation et dans l’armée. Et à quel moment? alors que les cavaliers et les niveleurs se donnent la main, alors que les papistes se remuent, alors que Charles Stuart médite une descente sur nos côtes. Si Dieu m’aide, je préserverai ce pays de l’anarchie et de la conquête. Que peut-il résulter de vos séances, sinon le désordre, la rébellion? Puisque vous n’avez pas permis que je fisse mon devoir avec vous, je le ferai sans vous. Je pense qu’il est grandement temps de vous dissoudre et je dissous ce parlement. Que Dieu soit juge entre vous et moi ! — *Amen, >• répondirent Haslerigh et d’autres membres de l’opposition. Cromwell ne punit pas individuellement cette indignation des patriotes. Il n’imita pas les colères royales et puériles contre les parlements. Cette fois encore il avait agi en grand et il triomphait.

C’était le quatrième parlement qu’il chassait. Ainsi, en moins de vingt ans de distance, Cromwell, le représentant de la révolution, ne pouvait pas plus gouverner avec les parlements, que Charles I®'', le représentant de la contre-révolution ! Toute la différence est dans l’habileté des hommes. Cromwell est plus fort et calcule mieux ses coups; et puis on le supporte mieux qu’un roi perpétuel, ce dictateur passager. Mais le fait formidable des parlements incompatibles subsiste. Et cependant ce sont les parlements qui resteront! Charles I*'’ est mort de la hache, Cromwell mourra d'une fièvre : les parlements seuls ne mourront pas. Ils sont aussi indestructibles que le peuple anglais. Ils sont la tradition et ils sont le droit. Ils vivront donc et ils mériteront de vivre, malgré des interruptions, des transitions, des attentats ; ils vivront et ils mériteront de vivre tant qu’il y aura un cœur anglais pour les désirer, une éloquence anglaise pour les réclamer, un courage anglais pour les imposer et pour les défendre.

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Toutefois, il y a de rapides dictatures nécessaires, et la dictature de Cromwell était peut-être de celles-là. Car tout en faussant la révolution, il la personnifiait.

Il avâit, en dispersant son quatnème parlement, la conviction d’ètre providentiel. Il remplit la cité et la république de son nom et de ses bonnes intentions. Il fit peur aux citoyens qui avaient encore besoin de lui. Il s’entoura des magistrats municipaux et maintint l’ordre de la rue. Il destitua beaucoup d’officiers; il épura jusqu’à son propre régiment pour résister à Charles II. Le colonel Hacker lui-même, le gardien de Charles 1“ avant l’échafaud, fut atteint. « Moi, s’écria- t-il (111, 166, Journal de Burton), moi qui l’avais servi quatorze ans, moi qui avais commandé un régiment sept années sans jugement ni accusation, il m’a rejeté d’un souffle de ses narines ! »

A cette heure difficile de son histoire, Cromwell est magnifique de génie et de volonté. C’est le plus glorieux des coupables. Il a grandi et sauvé l’Angleterre. Il empêche l’avénement des démagogues et la restauration des Stuarts. Il combat la superstition méridionale, la superstition italienne et espagnole. Il abrite le protestantisme du monde, et laisse à la philosophie de l'avenir son horizon de liberté, de tolérance. Il venge toute injure faite au nom anglais dans la personne du moindre trafiquant, et ce nom est aussi respecté, sous Cromwell, jusqu’aux extrémités de l’univers, que dans l’antiquité le nom romain. Il poursuit à outrance ses ennemis les Espagnols, et ses amis les Français, il les détache de Charles II, il les constitue en bienveillance avec les protestants et avec les Vaudois. Il leur dépêche des auxiliaires, mais à quel prix? au prix de Dunkerque. Nous enlevons Dunkerque à l’Espagnol et ce sera pour Cromwell. Dès le 13 août 1657, il écrivit à Lockart, son ambassadeur : •• Nous entendons que Dunkerque soit votre but — et non Gravelines, et nous souhaitons beaucoup mieux Dunkerque, — l’une des deux néanmoins plutôt que rien.

• Réellement, monsieur, prenez dans cette affaire de la hardiesse et de la liberté avec les Français.

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Et non-seulement il convoite Dunkerque, il l’aura; il va plus loin, il convoite aussi Gibraltar. Il écrit à l'un de ses amiraux ; « Ne serait-il pas opportun d’attaquer la ville et le château de GibraltiU’? Ne pourrions-nous pas nous en emparer et les conserver? " Quelle prévoyance ! Quarante-six ans plus tard, la Grande-Bretagne accomplira cette visée du lord protecteur. Il n’avait pas seulement illustré la marine par Blake, il ne l’avait pas seulement recréée, cette marine, par ses règlements et par ses budgets, non content d’en être le bienfaiteur, il en était le législateur et le prophète. C’est que personne ne savait mieux que Cromwell combien l’.Vngleterre était appelée à multii)lier ses forteresses et ses garnisons navales, afin d’être partout présente dans toutes les mers, soit pour porter de prompts secours, soit pour inspirer une sécurité permanente à ses colonies, à ses comptoirs, à son industrie et à son commerce.

Voilà quel était Cromwell lorsqu’il expulsa le parlement (4 février 1658). Il avait tort constitutionnellement; il se peut que politiquement il eût raison. La double conspiration des cavaliers et des niveleurs allait éclater. L’armée et le peuple chancelaient. Il raffermit tout p.ar sa décision. Ni la houlette ni le sceptre n’auraient suffi; Cromwell serra la poignée de son épée, et cette épée do Worcester qu’il avait tirée du fourreau éblouit de ses éclairs peuple, armée, Europe.

Arrêtons-nous un instant, afin de mieux connaître cet homme extraordinaire, cet Olivier Cromwell qui allait traverser d’autres périls que la sédition de son parlement : je veux parler de la dernière conspiration royaliste qui l’enveloppa.

C’est vraiment une grande date pour Cromwell que cette année suprême de 1658! Il vient de dissoudre le parlement, de rallier les masses; il veille aux intérêts et à la gloire de l’Angleterre sur toute l’étendue de la mappemonde. Il a cinquanteneuf ans, et je ne sais quelle lueur mélancolique éclaire cette colos.sale figure, l’une des plus prodigieuses des annales du genre humain. Ce grand homme est doué d’une vigueur aussi forte que celle de la jeunesse, quoique plus tranquille. Tout n’est pas hypocrisie en lui et tout n’est pas bonne foi. Je l’ai déjà dit, il s’est arrangé avec le ciel. Il sera récompensé dans

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les siècles des siècles, car ce qu'il a conçu pour le Seigneur, c’est par le Seigneur qu’il l’a exécuté. Cromwell est un David insulaire dans une communication intérieure et continue avec Dieu. Seulement il ne fait pas des psaumes ; il fait des discours.

J’ai de lui un portrait rare et expressif, de lü58. Malgré l’ombre du destin qui l’obscurcit déjà, ce portrait conserve une vie puissante. Il a même un sens d'une si merveilleuse profondeur que l’art n’est plus que secondaire. Cette estampe est un monument historique.

Le corps, moyen, parait robuste , bien qu’un peu affaissé. Cromwell est solide sur ses jambes chaussées de bottes éperonnées. Son cou nerveux porte une tète si énergique dans son ampleur, qu’il s’en échappe une épouvante. C’est une puissante physionomie anglo-saxonne. Les mâchoires sont massives et les joues sillonnées de plis. La bouche, hardie et pieuse, est plus prête néanmoins au commandement qu’à la prière. Le nez est lourd et coloré. Les yeux, creux, sont préoccupés et roulent une sorte d’effarement, soit de l’infini, soit de la guerre civile. Le front est pensif et sinistre. Les cheveux retombent sur les larges tempes.

Au premier aspect, Cromwell a l’air d’un simple gentilhomme campagnard. En y regardant mieux, il devient grandiose. Quelle est cette intensité terrible et pathétique de tout le visage? Que signifie-t-elle? Quel problème tourmente cet homme énigmatique? 11 aspire à deux choses peut-être contradictoires. Il veut entrer dans le royaume des deux et il veut posséder le royaume de la terre. Voilà ce que veut ce taureau du Lincolnshire, que la quaker Foxappelait un Taureau de Basai!, et voilà ce qui est empreint sur sa face avec une arrière -tristesse mâle qui témoigne de son double orage et de la vieillesse qui s’avance.

Loin de s’endormir au milieu des dangers de son pouvoir, il pratiquait l’indulgence. Harrison, qu’il aurait pu frapper de mort comme un conspirateur perpétuel, il se contentait de l'incarcérer à la Tour; la crise passée, il le délivrait. Le marquis d'Ormond étant à Londres pour sonder l’opinion et pour

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préparer les voies à Charles II, Cromwell se borna à le faire partir. Il dit à lord Broghill : « Un de vos anciens amis est ici. Il loge à Drury-Lane chez un chirurgien papiste. Je ne sais pas seulement qu'il est à Londres, mais pourquoi il y est. Conseillez-lui de s'en aller. » Le marquis s'évada, et Cromwell n'inquiéta pas la marquise d'Ormond restée en Angleterre : même il lui faisait payer très-exactement une pension de deux mille livres sterling sur les fiefs confisqués de son mari.

Le lord protecteur était son meilleur ministre de sa police anglaise et européenne. Il avait des espions partout et de toutes les conditions. Le plus célèbre est Willis. C'était un raffiné de corruption, un scélérat de bonne compagnie. Il avait toute l'estime du parti royaliste , à commencer par Charles 11 et par lord Clarendon. Ce parti, frivole, tapageur, étourdi, instruisait de tout Willis, qui conseillait selon l'inspiration de Cromwell. Willis naturellement était surtout dévoué au lord protecteur qui lui accordait autant de confiance et plus d'argent que Charles II. Ce singulier agent avait fait ses conditions. Il ne nommait pas toujours les conjurés ; il pouvait sauver un ami au besoin, et il ne devait avoir de rapports qu'avec Cromwell ou avec Thurloe. Le lord protecteur n'avait pas chicané. Pour être informé, ce grand politique ménagea même cette fausse générosité, ce dandysme capricieux, cette épicurienne fatuité d'un mouchard aristocratique.

Cromwell avait été plein de mansuétude avec les niveleurs ; il avait été indulgent aussi avec les royalistes. Il ne les rendit pas prudents par sa modération. Moins ils le craignirent, plus ils osèrent. Les cavaliers le poussèrent à bout. Après le voyage du marquis d'Ormond, les associations pour les Stuarts, loin de se séparer, continuèrent de susciter l'insurrection. L'une d'elles, entre autres, délivrait des commissions militaires et conférait des grades. Elle créait peu à peu une armée qui deviendrait l'armée du roi à son débarquement. Cette association téméraire attira le fils d'un régicide, Stapley, et ne s'en défia pas. Il n'était pas un traître en efifet, mais il fut déconcerté, puis confessé par Cromwell, qui avait connu son père et qui lui parla avec bonté. Le lord protecteur obtint de cette

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faible tête de conjuré tout ce qu’il voulut savoir. Le chef de la conspiration était sir Mordaunt, de l’illustre famille de Peterborough, dont j’ai visité la vieille résidence féodale au milieu des prairies du Northamptonshire. L’un des plus compromis avec Mordaunt était Slingsby. La détention à Hull de ce gentilhomme catholique n’avait été qu’une longue tentative de subornation sur les officiers de Cromwell. Le docteur Hewet. enfin, était l’un des trois grands coupables et le plus éminent. Théologien subtil, prédicateur insinuant, cavalier dans l’àme, il avait toujours été l’un des plus utiles amis de Charles II en Angleterre. Il avait un coup d’œil clair, un courage facile et un dévouement prompt. Il était de ceux que la circonspection ne retient pas dans le cercle paisible des habitudes et que l’audace emporte. Le docteur Hewet, dût-il y laisser sa vie, appelait les hasards d’oü pouvait sortir la restauration de l’ancienne dynastie.

Voilà quels étaient les trois conjurés sérieux que le lord protecteur déféra à la haute cour, un tribunal odieux, puisqu’il supprimait le jury en le remplaçant. Le jury n’est pas moins cher aux Anglais que le parlement; le jury est le parlement de la justice, comme le parlement est le jury de la liberté. Cromwell les brisait ou les éludait selon l’occasion. En cette circonstance, Whitelocke refusa de siéger à la haute cour que présida Lisle, un régicide. Slingsby et Hewet furent condamnés à mort. Mordaunt fut préservé par sa femme, qui attendrit les témoins. La haute cour, qui avait destiné la hache à Hemet et à Slingsby, réserva la corde pour Ashton, Stacy et Bellesley. Un grand nombre d’accusés vulgaires furent graciés par Cromwell.

Le pamphlet du colonel Titus avec ce titre : « Tue)' nest pas assassiner, « n’était pas inconnu ; il avait déjà transpiré par fragments. Il fut répandu alors à beaucoup d’exemplaires.

Le colonel invoquait de tous ses vœux la mort du protecteur. — ■< En ce temps-là, dit-il, la religion sera rétablie, la liberté remise dans ses droits; les parlements recouvreront les privilèges pour lesquels ils ont combattu; nous pourrons espérer d’être régis par d’autres lois que celle de l’épée et par

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nne morale qui ne sera pas le bon plaisir du plus fort. Nous nous flattons que les hommes tiendront leur serment et ne seront plus obligés, pour leur propre consenation, d'être menteurs, perfides, infâmes, semblables à ceux qui les gouvernent. Telle est l’attente que nous fondons sur l’heureux trépas de Votre Altesse. »

Le lord protecteur avait été implacable contre le chevalier Slingsby, un parent de son gendre Falconbridge; il résista même à lady Claypole, sa fille bien-aimée, qui lui disputa par de toucliantes supplications la tête du docteur Hewet. Lady Claypole admirait l’éloquence du docteur, sa fidélité aux Stuarts ; elle estimait sa piété, ses lumières et sa charité. Il avait été son directeur, quoiqu'il tint aussi ferme pour l’épiscopat que pour le roi. Lady Claypole inclinait un peu ellemême pour ces deux causes dont l’ascendant de son père parvint à l’éloigner. Elle n’eut pas assez d’influence pour arracher le docteur Hewet au bourreau. Malgré ses larmes, elle échoua auprès du lord protecteur. Cromwell, qui .avait été très-clément envers les royalistes, ne voulut pas qu’ils le crussent débonnaire, et il avait résolu de les effrayer par le supplice du plus brillant et du plus brûlant d’entre eux, de celui qu'il appelait « une torche ardente au milieu d’une grange de blé Lady Claypole souffrit de ce supplice qu’elle avait essayé de conjurer. En proie à une maladie douloureuse, désolée de la^ perte d’un enfant qu'elle chérissait, elle fut affligée jiar surcroît de l’exécution d’un prêtre qu’elle appréciait comme orateur, comme c.xsuiste et comme homme. Mais elle n’eut que de la pitié, la sainte et généreuse pitié d’un cœur de femme, et cette pitié n’ét.ait pas de l’amour, ainsi que l’ont prétendu de graves historiens. Il s’est inventé â ce sujet, en Angleterre et ailleurs, tout un roman. Il faut le saper par la base et restituer l’histoire. On ne diminue pas l’intérêt de l’histoire, on l’augmente par la vérité. Plus on fait l’histoire sérieuse, pfus on la fait belle. En cette conjoncture donc, lady Claypole est adorable. Car son sentiment pour le docteur Hewet, comme son sentiment pour les Stuarts, était désintéressé. Il ne dépassait pas la commisération. Ce qui le prouve, c’est une lettre d'elle-

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