‹ Histoire d'un coup d'état (décembre 1851) d'après les documents authentiques, les pièces officelles et les renseignements intimesChapitre 27 sur 40 · E. ROUHER · texte numérisé non relu

E. ROUHER

Dans riritérèt de la classe ouvrière, si longtemps privée de travaux, le Président décrétait aussi la construction d'un chemin de fer de ceinture, destiné à relier, en dedans des fortifications, les différentes gares des lignes qui partent de Paris. En même temps que

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rétablissement de ce chemin de fer, qui doit donner pour 6 millions de travaux, est décrété, 400,000 fr. sont mis à la disposition du ministre des travaux publics pour continuer la construction du ministère des affaires étrangères. Le lendemain , un crédit de 2,100,000 fr. était ouvert sur l'exercice de 1852 pour la continuation des travaux du Louvre et des Tuileries. Le même jour paraissait un décret retirant aux commissaires extraordinaires les pouvoirs qui leur avaient été conférés. Nous donnons ce décret et la lettre adressée aux commissaires par le ministre de l'intérieur en exécution de ce décret :

AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS

Le Président de la République,

Sur la proposition du ministre de Fintérieur, Décrète ;

Art. i". Cessera, à partir de ce jour, la mission extraordinaire confiée .

A M. Maurice Duval, dans les départements des CAtes-du-Nord, du Finistère, dllle-et-Vilaine, de Maine-et-Loire, de la Mayenne, du Morbihan, de la Loire-Inférieure, de la Vendée ;

A M. Carlicr, dans les départements de TAllier, du Cher, de la Nièvre et de r Yonne ;

Et à M. Bérard, dans le département de la Somme.

Art. 2. Le ministre de Tintérieur est chargé de Texécution du pré sent décret.

Fait à lElvséc-National, le 13 décembre I85i.

Locis-Napoléo!! B0!<IA?A1TC«

Le mMêtr9 de Cintérinir^

DiMowiT.

Paris, 13 décembre 1851.

Monsieur le commissaire extraordinaire,

Dès le début de la crise que nous venons de traverser, le gouvernement a jugé, à la conduite du parti socialiste, que, surpris avant récbéance de 1852, il allait user de ses dernières ressources et tenter un effort désespéré. Les correspondances eipédiées de Paris, les émissaires envoyés dans toutes les directions, les mots d'ordre transmis avec rapidité et précision, les preuves d'une organisation souterraine formidable, tout a démontré que les projets sinistres, dont la société aurait pu être victime six mois plus tard, allaient éclater sur une grande échelle. C'est afin de parer à ces graves éventualités et d'imprimer un mouvement rapide à la répression, que le gouvernement a eu recours à votre patriotisme, en vous chargeant de diriger Faction de l'autorité avec ensemble sur les points où les honnêtes gens paraissaient le plus menacés.

Le plan dos anarchistes a été déjoué dans la capitale par la bravoure (le Tarniée et par le mépris des bons ouvriers qui ont été si souvent la dupe de ces faux frères : partout l'autorité a repris son empire, et il devient inutile de conserver en France rien qui puisse avoir un caractère révolutionnaire. Cela n'empêchera pas le gouvernement d'accomplir résolument ce qui est nécessaire pour le bien et contre le mal.

Ces considérations ont engagé M. le Président de la République à faire cesser la mission extraordinaire que vous avez bien voulu accepter. Veuillez donc, au reçu de cette lettre, considérer votre mandat comme expiré, et venir à Paris me rendre compte de ses résultats^ en me mettant à même d'apprécier les dispositions des populations que vous avez visitées.

Veuille^ agréer, monsieur le commissaire .extraordinaire, l'assurance de ma considération la plus distinguée.

Le ministre de Vintérieur^

De Mornt.

Puis vient la constitution définitive de la commission consultative 7 ainsi composée par décret du 13.

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Diéjà^ plus haut nous avons donné la liste d'une commission consultative, mais nous avions indiqué qu'elle n'était que provisoire.

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

AU KOM DU PEUPLE FRANÇAIS

Le Président de la République,

Sur la proposition du garde des sceaux, ministre de la justice. Décrète .

Article i*'. La commission consultative est définitivement composée ainsi qu'il suit :

MM. Abbatucci, ancien conseil 1er à la cour de cassation (Loiret).— Le général Acbard (Moselle). — Ernest André (Seine). ^ André (Charente). " D'Argout, gouverneur de la Banque de France, ancien ministre. — Le général Arrighi dePadoue (Corse). — D'Audiffret, président à la Cour des comptes. — Le général de Bar (Seine). — Le général Baraguey-d'Hilliers (I>oubs).—Barbaroux, ancien procureur général (Réunion). — Baroche, ancien ministre de l'intérieur et des affaires étrangères, vice-président de la commission (Charente-Inférieure). — Ferdinand Barrot, ancien ministre (Seine). — Barthe, ancien ministre, premier président de la Cour des comptes. — Bataille (Haute-Vienne). — Ëvariste Bavoux (Seine-et-Maruc). — De Beaumont (Somme). — Bérard (Lot-et-Garonne). — BiTger, préfet de la Seine (Puy-de-Dùme). — Bertrand (Yonne). — Bidault (Cher). — Bigrel (Côtes-du-Nurd). — Billanlt avocat — Bineau, ancien ministre (Maine-et-Loire). — Boinvilliers anci( n Ixitonuicr des avocats (Seine). — Bonjeau, avocat général à la cour de cassation (Drùine). — Boulatignier. — Bourbousson (Yauclus**). — Bréhier (Manche). — Hub<>rt de Cambacérès. — De Cambacérès (Aisne). — Carlier, ancien préfet de iH>lice. — De Casablanca, ancien ministre (Corse). — Le général Castellane, commandant supérieur à L}oii. — De (^ulaincourt (Calvados). — Vice-amiral Cécillc (Seine- Inférieure. — Chadenet (Meuse). — Chariemagne (Indre). — Cha»saigne-Coyon (Puy-de-Dôme). — Le géiéral de Cbasseloup-Laubat (Seinc-lnfcrieure). — Prosper de Cbasseloup-Laubat (Charente-infé-

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