HISTOIRE DTN COUP D'ÉTAT
culte, les réunions do cal»arct, chants et autres démonstnitioiH ettéri«'un!s t|ui troiihltTaicnt ces niâmes cxorcice^, vuus userez, avec une s<ip* prudence et un zèle «'clairê, de votre influence pttur diminuer, autant que |M>ssilil(\ It^ fâcheux scandales qui se produisent trop SiMivfnt.
AL'réez, niun sieur I«> pn*fet, Tassurance de ma conÀÎdcration diitiniruct».
U ministre 4e l'intérieur^
Le (irparlomciit du Jura était mis en état de siège, par décœt (|ui paraissait le 18 au Moniteur, en même temps que celui qui organisait Tadministration centrale du ministère de rinlérieur sur de nouvelles bases, en réduisant dans d'assez notables proportions le nombre des employés. •
Telles sont les choses accomplies, depuis le 7 décembre. i>ar Louis-Napoléon Bonaparte et son gouverncmenl, jusqu'à la date du 20, époque à laquelle le vote commence sur le plébiscite. On le voit, il va plus de faits accomplis dans ces quelques jours qu*il n*y en aurait vu dans t(»ute ime session parlementaire. 1^ |>euple, en voyant ces résultats comparés à l'impuissance de l'Assemblée, a déjà porté son jugement dans sa conscience. Vovons comment il va le formuler dans son vote.
(suite.)
tLBcnoii.
Ce8t une nécessité de salut public qui a produit Facte du 2 décembre. L'enseignement des faits à cet égard a été complet y et ce serait faire injure au bon sens du lecteur que de vouloir démontrer une telle vérité : les voix les plus considérables l'ont proclamée ; Taffreuse guerre faite à la société en a, par-dessus tout, établi Févidence. Le succès est venu donner à ce grand acte la consécration de sa légitimité. A toutes les époques de rhistoire^ et notamment de notre histoire na-
tionale, nous voyons les conquérants ou les modifica— leurs des nations se contenter, le plus souvent, de cette légitimité-là.
Le succès, c'est le degré des trônes, le baptême des révolutions, le pavois de la plupart des dominateurs. Peu importe qu'il ait fait passer un homme sur des ruines ou dans le sang. Le succès, c'est le fait accompli, prestige que suit toujours la popularité.
La plupart du temps, il faut en convenir, il ne couronne que des ambitions privées , que d'autres ambi* tions triomphantes ne tardent pas à renverser. Les peuples, éternelles victimes, paient de leur or, de leur sang ces grands coups de dés de la fortune. Incessamment, de nouvelles dominations poussent dans Tabime des révolutions celles qui les ont précédées. C'est que le succès n'est pas un principe ; c'est qu'il n'est pas une base sur laquelle on puis^ édifier rien de solide et de durable.
Celui qui vient de couronner les actes de Louis-Napoléon est noble et magnifique. Il est moins celui d'un homme que celui de la société. Ce n'est pas une ambition qu'il satisfait, c'est une nation qu'il sauve. Renverse-t-il un pouvoir protecteur et vénéré, qui ait,, soit le prestige du temps, soit celui des services rendus? Non. Il délivre la France des entraves d'une Constitution absurde et tellement frappée de réprobatJQPf qu'il n'est pas un parti politique qui, à son tour, ne l'ait répudiée. Ce qu'il renverse, ce n'est pas tant ce pouvoir du présent que cette affreuse usurpation de l'ave-
D'UN œUP D'ÉTAT. 40f
nir, qui menaçait de jeter demain laFrance, corps et. honneur, dans le gouffre sanglant du socialisme. Le succès, c'est le salut de la patrie; mais c'est aussi celui de chaque citoyen, menacé dans son honneur, dans sa fortune, dans sa famille, dans ses croyances.
Eh bien ! ce succès, tant magnifique soit-il, ce n'est pas un droit, ce n'est pas la base qu'il faut à l'avenir. Ce serait peut-être assez pour un homme ambitieux, aspirant à gouverner; mais ce n'est pas assez pour une nation, ni pour un prince qui se préoccupe atant tout du salut et des destinées futures du pays.
Louis-Napoléon Bonaparte a fait son appel au peuple. Il lui demande de dire oui ou non, s'il entend lui déléguer pour dix ans le pouvoir, et s'il l'autorise à faire une Constitution d'après les bases énoncées dans cet appel.
La voilà donc enfin venue cette époque, si longtemps désirée, où la grande voix du suffrage universel va se faire entendre ! Tous les partis qui ont de la loyauté, tous les politiques qui ont au cœur l'amour de la patrie, n'ont cessé, depuis longues années, de demander qu'on fît à la nation un suprême appel qui désarmât les partis, et qui forçât tous les citoyens à s'incUner, sous peine de forfaiture, devant cette voix de la majorité, dans tous les temps reconnue pour être la voix de Dieu.
Ceux qui, dans un intérêt de domination inamissible, ont prétendu, ou fait prétendre, que le principe de la souveraineté populaire était quelque chose de
nouveau emprunté à Tépoque et aux théories de 89, sont dans une erreur profonde, ou cherchent bien sciemment à tromper.
L'élection est la source de toute légitimité. De tout temps, les souverains pontifes ont été élus; ancienne ment, les évéqucs Tétaient par le peuple.
Chez pres(|uo toutes les nations germaniques et gauloises, les chefs ou les rots étaient nommés dans les assemblées populaires, et c*est là (|u*il faut remonter pour trouver le principe de ce qu*on a, depuis, nommé Etats généraux, assemblées du Cliam|>-de-Mai.
Si nous ouvrons notre histoire nationale , nous y voyons nos ancêtres en possession immémoriale de la souveraineté naliouiile et la déléguant à qui bon leur semblait. Quand t^hildéric, le père de Clovis, se met à déshonorer le trône par ses impudicités, nos pères le chassent tlu royaume. Ils choisissent pour lui succéder, non pas quelqu'un de sa race, mais Êgidius, général des troupes romaines. Pendant huit ans, ce prince, issu de Télection, régna seul. Au bout de ce temps, la nation rappela Childéric, qui partagea le trône avec Êgidius. ^(irégoire de Tours, Ilisl. frafic.j t. il, c. 12.)
Sous la domination austrasienne, nous voyons Charlemagne et son fils reconnaître formellement ce principe de la souveraineté nationale.
l/article 5 de la charte que fit le grand empereur pour {tartager l'empire entre ses trois enfants, Charles, Louis et Pépin , est ainsi conçu : « Si Tun des trois frères laisse un fils que le |)euple veuille éUre pour sue-
céder à son père dans l'héritage du royaume , nous voulons que les oncles de l'enfant y consentent, etc »
Louis le Débonnaire , dans une charte conslilutiorir nelle , nous soulignons ce mot exprès , dit Rorhbacher {Histoire de V Église f \ol. 27, p. 466), délibérée, consentie , jurée en 81 7 ; relue , confirmée et jurée de nouveau en 821 , reconnaît la souveraineté de la nation.
Il déclare, dans le préambule, que le suffrage de tout le peuple s'étant porté sur son fils Lothaire, cette élection est regardée comme un signe manifeste de la volonté divine.
Le dixième article de cette charte porte ces mots : « Si quelqu'un d'entre eux (des rois ses enfants) devenait oppresseur des églises et des pauvres , ou exerçait
la tyrannie la sentence commune de tous
décernera ce qu'il faut faire de lui , afin qu'il
soit réprimé par la commune sentence de tous »
Dans le quatorzième article , il est dit : « Si Tun d'eux laisse en mourant des enfants légitimes, la puissance ne sera point divisée entre eux, mais le peuple assemblé en choisira celui qu'il plaira au Seigneur »
Dans le dix-huitième, non moins caractéristique, Louis le Débonnaire recommande à son peuple, au cas où son fils aine viendrait à mourir, de choisir un autre de ses flis , « afin , dit-il , qu'il soit constitué, non par la volonté humaine, mais par la volonté divine.»
Or, tous ces articles si importants, dit l'abbé Rorhbacher, nous ne les avons vu citer dans aucune Histoire de FrancCy écrite en français, il ajoute : «Cependant
404 HISTOIKE
ces articles , suivant qu^ils sont appréciés ou méconnus, donntMit un sens tout diflerent k toute l'ancienne 1/»ioirc de France y et même à son histoire moderne. Cest ri^'uorance plus ou moins volontaire de ces faite, qui k tant emiirouillr depuis tn^s siècles des idées et des choses fort clains dans le moyen &ge. »
(loiiunc on le \oit, ce principe de la souveraineté jKh pulairo exprimée par le suiTrage universel , loin d'être , comme le disent certains hommes de |>arti, une innovation révolutionnaire , est tout simplement le droit ctMistanuneiit reconnu et appliqué en France dans les premiers siècles de notre monarchie, et cela par des hommes auxquels on ne contestait ni !a puissance, ni le {fénie, ni la gloire. Cette opinion que nous stmtcnons était universelle à celte épo<|ue. Tous les théologiens, tous les jurisconsultes la soutenaient. On peut le voir, du reste, dans les écrits du jésuite Suarez, qui en a réuni toutes les preuves.
(terson , chancelier de France, posait en principe, puhlicpiemeiit , en présence de Charles VI , que la sou» \eraiiieté vient du peuple, et (|uc, ipiand il fallait rem^ dier à certains maux d'un Etat, ou punir certains mé^ fails des souverains , les peuples étaient les maîtres et les juj^es des rois (îerson, discours, Vivat rex). Personne ne conti^stait cela.
Si nous cherchons dans les écrits des autres docteurs, nous lrou\onsqu'.\lmain , Tune des lumières de TËglise gallicane, Mjutient exactement les mêmes principes. Il publiait , sïins qu'on récriminât, ceci : « C'est la corn*
munauté qui confère à un roi , ou à plusieurs, comme bon lui semble y le pouvoir du glaive , le droit de vie et de mort ; aucune communauté ne peut aliéner cette puissance. Le prince n'en use que par simple délégation , et cette puissance reste tellement bien à la communauté qu'elle peut s'en servir pour déposer celui qui gouverne mal; car cela est de droit naturel. »
Bossuety lui-même, voulait bien admettre que la souveraineté des rois n'était pas tellement de Dieu , qu'elle ne fût aussi du consentement des peuples. {Defensio cleri galliy 1. iv, ch. 21.) Quant à Fénelon, il disait formellement : a La puissance temporelle vient de la communauté des hommes qu'on nomme nation. i^ (Fénelon, t. XXII, p. 583.) A une époque où déjà on commençait à parler de droit divin , sous Louis XV, Massillon soutenait encore les doctrines de Gerson. Il prêchait, devant le roi, le jour du dimanche des Rameaux, dans son Petit-Carème, que la puissance royale vient du consentement libre des sujets, qu'elle est issue des suffrages publics j et puisque, dit-il, l'autorité des rois vient de nous , les rois n'en doivent faire usage que pour nous.
On peut voir la doctrine que nous soutenons ici, défendue et proclamée dans les lettres de Grégoire VII; et si nous cherchons seulement dans les autorités ecclésiastiques des preuves que nous pourrions trouver aussi chez bien d'autres, c'est que nous voulons formellement démontrer qu'il n'y a point liaison entre les intérêts de la légitimité , prétendue de droit divin , et les croyances
MB HISTOIRE
religieuses. Cost une erreur qu'on a propage , surtout BOUS la Restauration , et antérieureroent pour combattre le principe de la souveraineté populaire. Nous tenons k montrer que TÊglise, au contraire, fai^nt cause com- Hiune avec ce qu'il y a d'éclairé dans la nation , a constamment soutenu l^es droits de souveraineté nationale que certain parti est intéressé à contester, tout en ne dédaignant pas de l'invoquer quand il le croit utile.
Si nous voulions faire un travail complet sur ces matières, les documents ne nous manqueraient pas; mais nous ne voulions qu'indiquer sommairement. Nous ne terminerons pas cependant sans citer les paroles suivantes de l'abbé Gerbet, dans sa lettre à M. de Moi>talembert :
« Le clergé ne se tiendra pas à l'écart ; il ne se sépa* rera pas de l'opinion publique dans la grande élection qui aura lieu dimanche prochain. S'il doit s'unir, autant que cela dépend de lui, aux vœux des populations, n'est-ce pas surtout lorsque, par un mouvement à peu près unanime, un peuple s'efforce, en se sauvant lui-même, de sauver la civilisation avec lui? Le clergé trouve dans sa propre histoire de beaux exemples, qut ses pères lui ont donnés dans des circonstances analogues à l'état actuel du monde. Dans les bouleversements qui suivirent la chute de l'Empire romain, TËglise, lies papes à sa tête , soutinrent tout pouvoir qui leur promettait de protéger la société contre les mœurs et les instincts sauvages de la barbarie. »
M. l'abbé Gerbet a raison, car le clergé français s'est
D'UN COU^ WÉTAT. 107
admirablement eotrdurt dans rélècHon dont nous avons à faire rbi^tmre.
Jamais, à aucune époque èe notre histoire, plus éclatant hommage n'a été rendu à la souveraineté nationate. C*est le peuple entier qui va se prononcer librement et m dehors et toute influence, si ce n'est celle qu'exercera sur lui le nom prestigieux de Napoléon, et le souvenir des éminents services que vient de rendfe à la société celui qui a Thonneur de le porter.
Ainsi que nous l'avons dit plus haut, il a le pouvoir, mais le pouvoir n'est pas le but qu'il se propose. Ce qu'il veut, c^est reconstituer sur ses bases les plus larges, les plus vraies, ce principe d'autorité que tant de révolutions successives ont ébranlé et amoindri en France 11 veut fermer Tabime des révolutions et ouvrir au pays l'ère de la prospérité et de la stabilité dans les institutions.
Louis -Napoléon Bonaparte est l'homme nécessaire. Sans lui, la guerre des |)artis déchirerait la France. Réunis pour l'attaquer, les partis se fussent immédiatement acharnés les uns contre les autres après la victoire commune, et la patrie eût été le champ de bataille et l'enjeu. Aucun d'entre eux n'aurait été assez fort pour empêcher la démagogie de passer. Il aurait donc fallu la subir d'abord et attendre qu'elle se noyât dans notre sang <*t dans notre honneur, pour savoir ensuite à qui, des orléanistes ou des légitimistes, serait restée la France mutilée.
Quel nom mettre à la place de celui de Napoléon? En
est-il un seul qui puisse lutter avec celui-là? Tant glorieux soit cet autre, jamais il ne réveillera les échos de gloire et d^amour populaire qui répondent en France au nom de l'Empereur.
La France dira oui y parce qu'elle approuve l'acte du 2 décembre ; parce qu'elle comprend qu'avant tout il s'agit du salut social; parce qu'elle veut prouver sa reconnaissance à celui qui vient de la sauver des horreurs de 1852 ; parce que, depuis vingt jours, elle sent qu'elle est gouvernée par une main puissante et habile.
Elle dira oui, car elle veut l'industrie, le travail, la sécurité, qui ne peuvent exister qu'avec un gouvernement fort, unitaire, et qu'avec des institutions stables et puissantes ; parce qu'en un mot, comme le neveu de l'Empereur le demande, elle ne veut pas rester constamment en révolution.
Ceux qui diront non, tendent à rouvrir l'abîme du socialisme et à plonger la France plus que jamais dans la mer de révolutions qu'elle vient de franchir, et dans laquelle elle désire ne plus compromettre son repos, son existence, son honneur. Ils retournent, en admettant les chances les moins mauvaises , à ce gouvernement de complots, d'hésitations, d'impuissances, qui vient d'être renversé aux applaudissements du pays tout entier. Mais ceux qui diront non, il faut bien en convenir, auront dans leurs rangs certains hommes de conscience qui ne pensent pas pouvoir reconnaître le principe de la souveraineté nationale, et qui ne croient qu'au droit divin. On doit respecter les scrupules de
D'UN œUP D'ÉTAT. 40«
leurs convictions, tant erronées soient-elles; seulement on comptera ces hommes des vieux partis, et la France saura le nombre de ceux qui lui contestent ses droits.
Quant à ceux qui s'abstiendront, nous ne savons comment caractériser leur conduite. L'abstention, quelques écrivains éminents ont eu pour elle, tout en la stigmatisant, des paroles de politesse que nous ne saurions approuver. Pourquoi faire de la courtoisie en pareil cas? Entre oui ou non que peut-il y avoir? Voulez- vous Louis-Napoléon? dites-le. N'en voulez- vous pas? ayez le courage de le dire aussi. Au scrutin secret, vous ne serez pas trop compiomis. « Mais, prétendez-vous^ tout en ne voulant pas reconnaître le principe de la souveraineté populaire, nous ne voulons pas affaiblir le pouvoir sauveur qu'il va proclamer. » Et vous viendrez lui demander protection ! Vous mettrez, vous, vos familles, vos biens, sous sa garde ! Vous voudrez qu'il vous défende contre les ennemis de toute société !
El pourquoi ne voterez-vous pas? Pour vous réserver, sans doute, le prétendu droit d'hostilité, de conspiration, peut-être, quand le danger sera passé; quand le pouvoir aura fait, pour vous comme pour les autres citoyens , la situation calme et tranquille. Ce sera de l'ingratitude et de la rébellion. Ceux qui disent non font acte de bons citoyens encore , en ce sens que , votant, ils acceptent par le fait, le devoir de s'incliner devant la décision de la majorité. I^ lendemain de l'élection, il y en a beaucoup parmi eux, ceux au moins qui ont la conscience droite et honnête, qui se rangeront
fraiiclioment du côté de Télection ; mais m>iif , Im chevaliers de rabstentioii, les partisans des prioeif^es, qui, dites-vous, ne transigent pas; vous 4fjéi venez ¥Cnis abriter aujourdMiui s<iiis Vc\\isB du pouvoir, et qui demain le paierez d*ingraliUide, vous faites acte de man" vais ritoycns. De (|ucl droit vous abstenez^vous? qui vous autorise à vous retirer dans ces hauteurs de l'aba^ tention?Nuus allons vous le dire hardiment, el dêeliirant ces voiles transparents que d*autresonl entre vous et les sévérités de leur langage.
Quand la France entiiTe se précipite «lans ses
mices; quand elle \ vient, conduite par les soiumîlé»
de la v*ience et du talent, provnquée par la parais
puissante ifun Montalembcrt, des premiers évé()uea de
Franco; (|uand chaque commune vient , drapeau «i
tête, conduite au scrutin par son curé, par son maîrt^
quand tout ce qui est hononride et patriote vient donner
Tappoint de son vote à ce qu'il croit le salut du pnjf»,
>ous \ous abstenez! Vous app««rtenez à des principes
supérieurs... Pour nv(»ir le dix>it d*agir ainsi, il (audraîl
que vDus n'eussiez |ias acvlaioé, en Février, ceui qm
\t*naient de renvcrs«T un trùne glorieux, it faut le dirSp
honnête et français à tous les titres. 11 faudrait que v
n'eiisisie/ |wis acclanu* le gouvernement d*akm,
vous n*tussii*z pas siégé dans ses assemblées ou tolè
|H>ur ceux qui y siégeaient. Ah! vous aviei {Mur,
ii* tlisons pour vous, qui ne Tatoueriei pas, ou bi
^o is pensirz que la République vous ramènerait & Iftii
I);itis tous les cas, vous avez voté, ou siège* ou
D'UN CXHJP D'ÉTAT. 411
veriié ; vous avez prêté, de toutes les façons, votre con-> cours. 11 en est parmi vous qui s'abstiennent, et qui, a« profit de leur élection personnelle, ont invocfué plus haut que personne, en Février, le principe de lasouve-^ rainelé du peuple. Us ont fait des discours dans U^ clubs et sur les bornes ; ils n'ont pas dédaigné les ban* qucts patriotiques aux barrières de Paris, en compagnie des démocrates les plus purs. Ces démocrates, aujourd'hui, leur i*endent cet hommage : que leurs discours dépassaient alors ceux de Ledru-Rolltn dans les tnèmes circonstances.
Non, l'abstention n'est point un devoipde conscience, quand ta conscience a transigé de celte façon-là ; c'est tout simplement une tactique d'ambition déçue dans le passé, qui stipule pour un avenir qu'elle espère plus favorable à ses fins.
Acceptez donc les jugements de Dieu, qui conduit les choses de ce monde' et qui donne la puissance à qui bon lui senoble. Aujourd'hui, c'est un prince de vieille race, qui est dans les mains de la Providence un instm*- Bient de salut et de civilisation. Demain, ce sera l'un de ces hommes nouveaux qui sont le commencement des races de princes, car toute racé souveraine at sa source dans le sang populaire. A l'heure qu'il est, ce n W pas un roi, ce n'est pas un empereur que le peuple se donne. 11 a ce droit, il ne l'exerce pas. Il dé^ lègue temporairement ses pouvoirs à un prince qui se préscnle avec deux litres^ qu'apparemment vous lie lu| qoiileslerez pas. Ferastrvots qu'il n'ait pas, depuia tfoU