HISTOIRE D'IN COUP D'ÉTAT
et rrllélait cette satisfaction intérieure qui provient du sentiment d'un grand devoir rempli.
Les révolutions qui viennent d'eu bas terrifient ; celles qui viennent d'en haut rassurent ; elles sont comme Tarcen-ciel aprc^ l'orage. Au milieu de ces événements si gra\es, Paris, tumultueux, maiscaimo, épanche ses flots de promeneurs sur sa ceinture de boulevards. Comme aux jours de fête, il met sa parure brillante. Ce qu'il a de plus cher, les enfants et les femmes, qu'il cache dans ses flancs quand il a peur ; il leur dit : «Allez, le ciel est à l'espérance; il n'y aura pas aujourd'hui de danger |>our vous, allez: et ils vont partout où doit ))asser celui qui vient de sauver la France. Partout, les boutiques sont ouvertes, les aiîaircs se font , les tribunaux sont en séance. La société se sent i)rotégée déjà par une main forte et puissante. Tout le monde a des pressentiments de bonheur à venir. Jusqu'à neuf heures environ, l'aniuence est immense sur les boulevards; mais bientôt la foule se retire; les citoyens paisibles regagnent leurs logis. Nous ne parlerons pas, dans ce chapitre , de ce qui s'agitait dans les bas-fonds, au-dessous de toute cette population qui acclamait le Président et ses actes. Les ennemis de la France vont avoir leur histoire à part.
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