‹ Histoire d'un dessinateur, comment on apprend à dessiner;Chapitre 13 sur 41 · UN PEU DE GÉOMÉTRIE ET DE PERSPECTIVE · texte numérisé non relu

UN PEU DE GÉOMÉTRIE ET DE PERSPECTIVE

Fig. 42. — Déformations perspectives.

« Mais mieux encore, si tu es à une grande distance d’une tour en O, bien que le point S, sommet (voir en M), soit plus éloigné de ton oeil que le point X, et que par conséquent le côté supérieur doive te paraître plus petit que le. côté à la hauteur de l’horizon , on n’en tient guère compte dans le tracé perspectif et on trace les deux lignes d’angle de la tour parallèles-, mais si tu t’approches en O', il y aura entre le rayon visuel O'X et le rayon visuel O' S une différence de longueur relativement beaucoup plus grande ; dès lors, les deux lignes parallèles, piédroits de la tour, fuiront vers un point de vue aérien, et la tour te paraîtra ainsi (voir en T'). Aussi la photographie, qui ne se fait pas d’illusions, présentet-elle ces déformations lorsque l’objectif est à une faible distance de la base d’un édifice. Les lignes verticales tendent vers un point, ne sont plus parallèles, car on est obligé, oour obtenir l’épreuve, d’incliner cet objectif, comme tu es obligé, lorsque tu es au pied d’un monument, de lever les yeux et de ne plus viser l’horizon; tu vas chercher cet horizon, ou plutôt le point de fuite, dans le ciel. »

Et ainsi, M. Majorin dévoilait chaque jour de nouveaux phénomènes de vision à petit Jean.

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