I. Inslituiio pacis
les établissements monastiques clusiniens prenaient de jour en jour plus d'importance.
A la suite des événements de i io3, on a vu que Tabbaye de Saint-Martin recueillit un grand nombre des habitants de la ville qui craignaient les représailles de la noblesse. Beaucoup de bourgeois, pour se soustraire aux conséquences de la réaction contre la commune, mirent leur avoir sous la dépendance de Tabbé ; ces donations avaient été ratifiées à Rome, si bien que ces bourgeois devenaient ainsi vassaux de Tabbaye. Les successeurs de Godefroi tentèrent de faire annuler ces contrats par le suzerain, comme contraires au droit féodal, dès que l'ordre eut été rétabli dans la cité-, ils n'obtinrent de la cour que des promesses. A plusieurs reprises, cependant, les évêques voulurent reprendre ces droits par la force; mais l'abbé de Saint-Martin était puissamment soutenu à Rome, et ces entreprises, hautement blâmées par le pape, ne firent que donner plus de poids au pouvoir de Tabbé.
La position des prélats s'amoindrissait ainsi, comme seigneurs et comme directeurs spirituels, car les abbayes, non contentes d'étendre leur territoire seigneurial, élevaient des églises paroissiales dépendantes de l'église mère, paroisses qui étaient soustraites à l'ordinaire, c'est-à-dire qui ne dépendaient pas de l'évêché.
L'ordre de Cîteaiix, qui, depuis la réforme de 1107, prenait un grand développement et qui élevait partout des monastères luttait avec l'ordre de Cluny et enlevait encore des territoires étendus à l'autorité diocésaine. Le péril était imminent; les éveques en comprirent la gravité. Bientôt, ils ne seraient plus que les pasteurs d'une faible partie de leurs diocèses et seigneurs féodaux de quelques territoires sans importance. Appréciant la situation qui leur était faite,
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mal soutenus par Rome qui avait inicrct à voir s'élever •dans toute la chrétienté des établissements ne relevant que du Saint Siège, par le pouvoir suzerain qui n'était pas fâché de laisser diminuer la puissance des évèques comme seigneurs féodaux, ils prirent, dans le domaine royal notamment, un grand parti.
C'était vers i i 5o ; Tévêquc de Clus}' était un homme de haute intelligence :, on le nommait Baudoin. Allié aux comtes de Soissons, des qu'il eut pris possession du siège épiscopal, il se déclara le protecteur de la commune ou de V Institution de paix^ puisque le nom de commune était proscrit depuis longtemps. Il étendit les franchises des bourgeois, fît rappeler les décrets royaux qui maintenaient encore en exil certaines familles de la ville, les descendants du maire Ancelle entre autres. Il poursuivit et obtint les délimitations exactes entre sa seigneurie et celle de Tabbaye de Saint-Martin, soit par arrangements à l'amiable, soit par des sacrifices pécuniaires, et rentra ainsi en possession de territoires restés en litige depuis des années. Il donna une nouvelle importance aux écoles de la cathédrale en y appelant de doctes clercs et écoliers de toutes les parties du diocèse. Il régla les privilèges des corporations de la ciiè. Loin de montrer le faste de la plupart de ses prédécesseurs, il réduisit le nombre des serviteurs de l'évêché au strict nécessaire et vécut simplement. Il renvoya veneurs, chiens et fauconniers, et sut exiger des chanoines une vie réglée, ce qui ne fut pas le moindre de ses soucis. Loin de vivre à la cour ou dans ses maisons des champs, il tint à résider le plus possible à Clusy, étant d'ailleurs accessible à tous.
Bientôt, le levain de vieille rancune et de défiance qui subsistait dans le cœur de tous les Clusianois à l'endroit de
Jeurs évêques, fit place à un sentiment tout opposé. On ne parlait, entre bourgeois, de ré\'êque Baudoin qu'avec respect, et, loin de redouter sa justice seigneuriale, on se rendait à son tribunal avec confiance; car, versé dans le droit canonique, il s'efforçait d'en appliquer les règles avec douceur, ou, ce qui valait mieux encore, de terminer les procès à Tamiable. Si son tribunal était obligé de condamner quelque délinquant à une amende et que le coupable, pauvre, eût péché par ignorance, non par mauvais vouloir, il lui faisait remet<^re secrètement le montant de Tamende.
Aussi la ville de Clusy prospérait-elle grandement. Sa population augmentait, et les vassaux du comte ou de Tabbé, moins bien traités, regrettaient de ne pas être dans la seigneurie épiscopale. Il y eut même une sorte de sédition dans la partie de la ville dépendant de Tabbaye. Les habitants réclamaient du seigneur-abbé des firanchises plus étendues, une juridiction plus douce et plus équitable.
Les choses allèrent assez loin pour que les moines eussent recours à Tévêque afin qu'il s'entremît, ce qu'il fit volontiers, mais en profitant de l'occasion pour faire rentrer dans le fief épiscopal bon nombre de ces propriétés qui avaient fait l'objet de contestations entre ses prédécesseurs et l'abbaye : car tout service doit être rémunéré.
Baudoin était ami de Suger, qui venait de rebâtir Téglise abbatiale de Saint-Denis en France. L'évêque, ayant l'intention, en raison du bon état des finances du diocèse, d'élever une nouvelle cathédrale à la place de l'édifice que l'incendie de i io3 avait en partie ruiné et que des réparations faites à la hâte rendaient peu digne de l'objet, fit part de ses projets à son ami, Tabbé de Saint-Denis, afin d'avoir son avis.
Bientôt il reçut une recense oui eut lieu de le satisfair
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tt Certes, disait Suger dans sa lettre, le moment est venu où les évêques de France doivent faire de grands efforts pour lutter contre Tesprit de désordre d'une partie de la noblesse laïque •, pour prévenir le retour des soulèvements des communes qui ont affligé le royaume et n'ont pas été moins préjudiciables aux intérêts des peuples qu'à ceux de la religion; pour limiter la puissance des monastères dans de justes bornes.
« Il dépend des évêques vénérables et qui sont la lumière de l'Église, de faire comprendre aux populations des cités que leur intérêt, conformément à l'ancienne loi, est lié à la prospérité, à l'éclat de l'église cathédrale, symbole de la foi des cités, véritable asile de leurs franchises sous la tutelle épiscopale. Votre prudence, votre zèle pour le bien, qui me sont connus, ami vénérable, vous guideront dans l'entreprise que vous tentez, mieux que ne sauraient le faire mes conseils-, et, avec l'aide de Dieu, vous trouverez les ressources nécessaires pour mener à fin une aussi louable entreprise. Déjà les évêques de Noyon et de Senlis m'ont entretenu touchant le même objet.
« Ils se mettent à l'œuvre, et il semble que le résultat de leurs efforts dépasse leurs espérances... »
Encouragé par cette lettre, l'évêque Baudoin se rendit à Saint-Denis et vit Suger, car il lui paraissait nécessaire de le consulter sur des points délicats que l'illustre abbé n'avait pu indiquer dans sa réponse écrite.
Vers le milieu de mars i i5o, l'évêque Baudoin revint à Clusy, et aussitôt il convoqua le maire et les notables bourgeois à l'évêché.
« Vous savez, leur dit-il, que notre église cathédrale est dans un état voisin de la ruine, qu'elle ne peut contenir les fidèles qui sy rassemblent tant à cause de son exiguïté que
jG HISTOIRE d'un hôtel de VILLE
par rétat de délabrement de quelques-unes de ses parties abandonnées. Mon ferme désir est d^élever un édifice digne de votre ville, et j'entends consacrer à cette œuv^re toutes les ressources dont je puis disposer. J'entends que cette église soit vôtre, qu'elle soit non-seulement le temple consacré à Dieu et aux saints martyrs, mais Tasile inviolable de vos franchises, afin de cimenter à jamais Theureuse entente établie entre vos évêques et vous, en ce qui touche à Tadministration de la cité. J'entends que l'église mère soit ouverte, en tous temps, à vos assemblées, sub cathedra^ c'est-à-dire sous la direction du siège épiscopal, afin que vous n'ayez plus à redouter l'influence de pouvoirs étrangers à vos intérêts. Si ce projet a votre assentiment, nous nous mettrons sans retard à l'œuvre... »
Les bourgeois, tout habitués qu'ils étaient aux procédés équitables de leur évêque, demeurèrent ébahis, en entendant énoncer ces propositions, et ne disaient mot.
« Eh bien, reprit Baudoin, si quelqu'un parmi vous a des objections à présenter, qu'il parle librement, puisque je vous ai fait appeler près de moi pour avoir votre avis ! »
Alors le maire, vieillard prudent et qui avait gardé le souvenir des désastres de iio3, bien qu'alors il sortît à peine de l'enfance, s'avança devant le prélat et lui dit :
« Seigneur évêque, vous nous avez montré votre équité et votre magnanimité ; la ville de Glusy n'oubliera jamais combien vous avez contribué à sa prospérité, soit en maintenante /3^z.r consentie, soit en lui accordant des franchises, soit en rendant la justice comme un seigneur bon justicier et doux-, mais votre vénérable seigneurie sait combien les choses de ce monde sont changeantes, et comme, après un pasteur attentif au bien et à la conservation de son troupeau, il peut s'en trouver un autre négligent et dur. Si Dieu vous conser-.
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vait toujours parmi nous, ce que nous lui demandons par prières, mais ce que sa suprême volonté ne saurait nous accorder, nous engagerions tout notre avoir pour vous aider dans une entreprise qui assurerait à tout jamais notre tranquillité et notre prospérité.... Qu^adviendra-t-il de votre bon vouloir, si des successeurs, — et en pouvons- nous espérer qui vous égalent en sagesse et en prudence! — modifient vos projets, suspendent votre entreprise ?....
— J'avais prévu votre objection, interrompit Tévéque; j'entends également que les deniers dont disposera Pœuvre soient administrés par un conseil composé moitié de chanoines, moitié de bourgeois délégués par vos jurés, que les projets ne soient exécutés qu'autant qu'ils auront été discutés et approuvés par ce même conseil, et de cela, nous prendrons un engagement scellé de notre sceau et du sceau de la ville après serment, engagement qui liera nous et nos. successeurs. Dans cet acte, seront stipulées les condinons nouvelles de jouissance de l'édifice, soitau profit des laïques, soit au profit des clercs, les privilèges des premiers, les attributions des seconds, sans qu'il soit possible à nos successeurs, sauf consentement des parties, de modifier ces conditions, privilèges et attributions.... Gela vous satisfait-il? » Au milieu d'un murmure approbateur, le maire, assez
ému, reprit :
« Votre nom, seigneur évêque, est gravé déjà dans nos cœurs, il le sera à jamais dans le cœur de nos enfants 1 Qu'il soit fait comme vous le désirez! «
Et mettant un genou en terre :
« Plaise à votre sainteté nous donner sa bénédiction. »
Tous tombèrent à genoux, et le prélat, se levant, les
bénit.
Cet entretien, aussitôt répété dans la ville, causa une vive
allégresse ; le soir, des feux de joie furent allumés dans tous les carrefours. «
L'évêque ne perdit pas de temps; six chanoines furent désignés par lui, parmi les plus doctes, pour faire partie du conseil de Toeuvre de la cathédrale; les trente jurés» de la ville nommèrent de leur côté six bourgeois à cette même fin, parmi lesquels le maire et trois notables appartenant aux corporations des charpentiers, des maçons tailleurs de pierre et des imagiers.
La première question posée au conseil, présidé par l'évêque, porta sur le choix d'un maître des œuvres qui pût rédiger un projet conformément au programme arrêté, et diriger Tentreprise.
D'une commune voix, ce choix se porta sur maître Pierre de Provins, lequel avait déjà élevé dans les villes voisines des constructions importantes.
A ce propos, il est nécessaire d'indiquer les motifs qui dirigèrent le choix du conseil.
Depuis un certain nombre d'années déjà, il s'était formé en dehors des établissements monastiques, et à la suite du mouvement communal, des écoles d'enseignement des arts manuels, sous l'inspiration laïque. Les ordres religieux, et celui de Cluny en particulier, s'occupaient seuls, pendant les dixième et onzième siècles, de tout ce qui touche à l'enseignement. C'était à l'ombre des cloîtres que clercs et laïques acquéraient les connaissances de tout ordre, jusqu'aux arts et métiers, et les édifices conventuels étaient toujours élevés sous la direction de moines, les ouvriers étant pris parmi les frères convers et surtout parmi les laïques.
Après l'établissement plus ou moins contesté des communes, les corporations laïques, qui n'avaient cessé d'exister depuis l'empire romain avec des fortunes diverses, acqui-
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rent une nouvelle énergie. La cité voulait s'administrer en dehors du pouvoir féodal. Il ne faut pas oublier que les abba3'es étaient nanties de ce pouvoir, mais prétendaient encore se suffire à elles-mêmes, et n'avoir recours, pour tout ce qui touche Tédilité et les constructions civiles, qu'au savoir des moines.
Les corporations de métiers firent donc un grand effort, et, au milieu d'elles, renseignement surparsa bientôt celui qui était donné dans les abbayes. De ville en ville, une sorte de fédération s'organisa, non-seulement en vue de la défense des franchises municipales, mais encore pour se communiquer entre elles tout ce qui avait trait aux industries du bâtiment, les plus importantes pour une cité.
Les progrès furent rapides. S'il y avait entre villes voisines des conciliabules tendant à obtenir une unité d'action dans la résistance aux revendications de la noblesse, il y en avait également pour traiter des questions de métier. Bientôt, ce travail collectif fit surgir des hommes capables, instruits par la discussion et par l'expérience.
Lorsque plusieurs évêques du domaine royal prétendirent, comme l'évêque Baudoin de Clusy, faire alliance avec les communes, ou plutôt, mettre la commune sous la protection immédiate de l'évêque, afin de lutter contre l'envahissement des établissements monastiques et les empiétements du pouvoir féodal laïque très-menaçant alors, le pouvoir royal et l'abbé Suger qui en était l'inspirateur, parurent prêter les mains à ces projets. On vit donc, à quelques années de distance, rebâtir les cathédrales sur presque toute la surface du domaine royal.
Les villes de Noyon, de Paris,. de Soissons, de Senlis, de Sens, de Chartres se mirent les premières à l'œuvre; puis celles de Meaux, de Laon, de Reims ^ puis, plus tard
encore, celles d'Amiens, de Bourges, de Beauvai's, de Cambrai, de Troyes. Et, pour bâtir ces édifices, les évêques ne s'adressèrent qu'à des maîtres laïques, avec la volonté formelle d'abandonner entièrement les traditions monastiques et d'affirmer leur alliance avec les cités.
Fig. 17.
Pierre de ^ro^iIls
Pierre de Provins fut donc mandé à Clusy, Nous donnons, fig. 17, son portrait.
Le conseil, toujours présidé par l'évêque, avait rédigé un programme détaille qui charmait fort les bourgeois de Clusy. Ce programme fut soumis à Pierre de Provins, qui, peu après, remit un premier projet, touchant la re-
ET d'une cathédrale. Sf
construction de la cathédrale et de révcché, car le palais avait été laissé dans le plus déplorable état. Ce projet, dressé sur plusieurs feuilles de vélin, parut fort beau. Nous en donnons le plan fig. i8 *.
Pierre de Provins s'était absolument conformé au programme nouveau de la cathédrale, tel qu'il avait été arrêté d'un commun accord entre Tévêque, les chanoines et les bourgeois faisant partie du conseil.
L'édifice, en effet, devait présenter des dispositions inusitées jusqu'alors dans la construction des cathédrales. Il devait se composer d'une nef de deux cent quinze pieds de long, dans œuvre, de la porte principale au chevet, de quarante pieds de largeur d'axe en axe des piles et de deux cent trente-sept pieds compris le chevet; la nef entourée d'un collatéral large de quinze pieds dans œuvre
La cathedî'a (siège épiscopal) devait être placée en A, l'autel en B; le chœur devait commencer en GC, élevé de trois marches au-dessus de la nef; les bas-côtés du chœur projetés in piano avec celui-ci. Au chevet, une seule petite chapelle sous le vocable de la Sainte-Vierge, l'église devant conserver l'ancien vocable de Saint- Etienne. Deux tours étaient projetées sur la façade. Tout l'édifice devait être voûté, avec contreforts extérieurs pour maintenir la poussée de ces voûtes.
Du palais épiscopal, on ne conservait que la grosse tour carrée romaine D et quelques parties de fondation. En E, une chapelle projetée pour le service de Tévêque, attenant à des sacristies et salles F, pour le service de la cathédrale, et à une galerie de cloître G. Joignant la tour de la porte
I. On observera que tous les plans donnés jusqu'ici sont à la même échelle, aussi bien pour les maisons des jurés que pour les cathédrales.
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Saint-Éticmic H rcsiaurcc, on construirait une salle I pour les serviteurs de révcché. En K seraient disposées les cuisines avec celliers et magasins en L; en M, l'entrée de la cour principale du palais, entourée sur trois côtés de galeries de cloître, en N roflicialité, et en O la grande salle capitulaire s'ouvrant sur le cloître et sur le bas-côté sud de la cathédrale. On devait monter au premier étage par le grand escalier P, aboutissant aux appartements privés de révéque, placés au-dessus des salles K et L.
Mais on ne pouvait entreprendre tous ces travaux à la fois; il fallait laisser subsister une partie de la vieille cathédrale pour ne pas interrompre le culte, et certains bâtiments de Tévéché, provisoirement. Il fut donc décidé que, pour ce qui concernait la cathédrale, on bâtirait d'abord le chœur, en laissant subsister Tancienne nef ^,^,c, d % et la grande chapelle I des clercs % locaux qui, provisoirement, devaient suffire aux besoins du culte; que, le chœur étant élevé, on y transporterait le culte, et qu'après avoir démoli Fancienne nef, on élèverait la nouvelle. Pour l'évêché, on laisserait subsister les bâtiments (?,/", afin de donner des logis suffisants pendant les constructions, et on élèverait toute la partie orientale joignant la grosse tour carrée. Cependant, en rasant des maisons du chapitre situées à Pouest du palais, on pourrait commencer la construction de l'officialité en N, et la grande salle capitulaire O réclamée par les chanoines. '
L'évêque devait payer de ses deniers les bâtiments du palais; il donnait en outre cinq cents livres^ pour com-