Voir, figure 9, la porte C
sées ouvertes et occupées à Tintérieur par les bourgeois. Aussitôt ils étaient entourés et massacrés.
Ces scènes de carnage rapportées à Pévêque. le prélat comprit trop tard l'étendue du péril. Il essaya de gagner les champs par une poterne ouverts dans la muraille de la ville, sous le palais; mais Ancelle Tavait prévenu, et en dehors des remparts étaient postés des bourgeois armés, en assez grand nombre pour arrêter les fuyards. Alors Tévêc]ue tenta d^organiser la résistance. On a vu qu'il avait fait venir de la campagne des paysans; ceux-ci, armés d'arcs et d'arbalètes, furent postés dans les tours de la cathédrale et dans la vieille tour romaine.
Tous les gens du palais et même des clercs se rassemblèrent aux portes et le long des murs. Mais ce monde faisait médiocre contenance. On entendait au dehors les cris de la foule ameutée : Commune! commune! et cela sur tous les points à la fois, car Ancelle disposait les troupes de bourgeois autour de Févêché, afin d'obliger Pévèque à capituler et à accepter des conditions de paix, c'est-à-dire le rétablissement de la commune.
Cependant, les paysans postés dans le beffroi de la cathédrale, voyant la foule déboucher par les rues voisines de l'enceinte du palais, lancèrent quelques flèches et carreaux qui blessèrent des bourgeois. Ceux-ci, exaspérés par ce semblant de résistance, se ruèrent sur les porte?, et plusieurs même, allant quérir de gros chevrons, se mirent à ba'itre l'angle nord-ouest de l'enceinte. Le mur, vieux et de faible épaisseur, s'écroula bientôt, pendant que les portes étaient enfoncées.
Ancelle s'efforçait de maintenir les assaillants; mais la foule ne Técoutait plus; de tous côtés, elle envahissait révêché, massacrant les clercs et cherchant l'évcque. Pour