PILE DÉFIÏ.F.USE, VUE DE FACE
L'enveloppe qui recouvre lf cylindre est supposée arrachée en partie pour faire voir au de ! in« le cylindre garni de ses laines. — R, robinet versant de l'eau pure.
nuirait au papier s'il agissait trop longtemps. — Il y a un autre procédé pour blanchir la pâte, mais il est plus compliqué : au fond, c'est le môme phénomène. La pâte blanchie et suffisamment lavée n'est pas encore assez broyée : on la fait passer dans une autre pile nommée pile pa f fin eme, dont les lames sont plus tranchantes et plus serrées. Au bout d'une couple d'heures la pâte est très finement broyée; elle
semble former de très légers flocons qui flottent dans le liquide. Pour fabriquer, avec cette pâte, des feuilles de papier, il y a deux procédés : l'ancien et le nouveau. Disons d'abord un mot de l'ancien procédé , qui est le plus simple . — La pâte, mêlée à la quantité d'eau convenable, est versée dans une vaste cuve. L'ouvrier, ou, comme on dit pour le désigner, l'ouvreur, prend en main une sorte de tamis en façon de cadre rectangulaire, qu'on nomme une forme. Imaginez, dis-je, un cadre peu épais; dessous, une sorle de toile métallique, ou plutôt un treillis très serré de fils de cuivre fins, bien tendus. — L'ouvreur puise, avec cette forme, une certaine quantité de pâte; par une légère secousse, il l'étalé bien • lement. Il enlève sa forme de la cuve : l'eau s'écoule à travers les fils comme à travers un crible; la pâle reste, formant sur le fond de la forme une couche mince. Pour être plus sûr d'enlever à chaque fois la même quantité de pâte, tandis que la forme est plongée dans le liquide, il la recouvre d'une sorte de couvercle qu'on nomme frisquette, et qui empêche la forme de se charger d'une trop grande quantité de matière. La forme étant ôtée du liquide, l'ouvreur en enlève le couvercle, etla met àégoutter un instant sur une rigole inclinée, près «lu bord de la cuve. Puis il prend une autre forme vide et recommence la même manœuvre. Un second ouvrier, appelé coucheur, saisit la forme pleine, la recouvre d'un large mon de feutre blanc; puis il renverse la forme en retournant adroitement le tout ensemble : la couche de pâte déposée, encore extrêmement molle, se détache du fond de la forme el tombe sur le feutre, où elle reste étalée. Il prend une autre forme, renverse la feuille <!<i pâte qu'elle contient sur un autre feutre; el ainsi de suite. Les feutres, avec la feuille de pâte déposée sur chacun, sent empilés à mesure; quand cette pile de feutres est assez élevée, le tout est fortement serré sous une presse tout à fait semblable à un simple pressoir. L'eau s'écoule, les feuilles de pâte, comprimées, amim i
prennent déjà un peu de consistanee : on peut les enlever, les détacher du feutre en prenant quelque précaution. Ce sont déjà des feuilles de papier, mais humides et fragiles. L'ouvrier les enlève donc, les superpose avec adresse, en forme une nouvelle pile, mais sans feutres interposés cette Cois; puis il les presse de nouveau et fortement, ce qui les rend plus fermes et plus lisses.
Le papier fabriqué ainsi serait du papier buvard, c'est-à-